CHAPITRE IV POSTÉRIORITÉ DANS L'AVENIR
Il n'y a point de forme verbale qui exprime un avenir postérieur à un premier avenir. C"est le futur qu'on emploie : Nous allons jouer, tu joueras d'abord, et moi, je jouerai ensuite. Il se crée bien avec devoir une forme périphrastique : Elle nie dit qu'on m'arertira du jour où elle devra venir. -Mais celte forme n'est pas faite encore.
Au subjonctif, c'est le présent c[ui tient lieu de futur relatif, comme de futur al)soIu : secouez-le. qu'il s'éveille ; — vous ne tarderez pas, j'espère, à vous assurer une position suffisante pour que je vous confie le sort de mon enfant (e. souv.. CAair.. 7) ; — - Rendons-la à sa lecture et, si vous le voulez Inen, marchons, avant que la cloche sonne pour le repas (tierv., Cours, fl., IV. 5).
Quand il faut marquer la succession, la langue a une autre ressource. Au lieu de ])résenler B comme postérieur à A. elle marque (jue A est antérieur à B : quand ce brave Craeke aura fait entendre son ancien sifflet de contremaître, c'est qu'il sera hors des groupes, de l'autre côté du vivier... Alors nous partirons à notre tour (\. dimas. 7"///., 11). De même si B est au subjonctif : l'ciui était (dors c) deu.v pieds de la route, et cwant que nous soyons là-bas elle aura grandi du double (k. souv.. Clair., 31).
De même encore, quand il s'agit d'une lioslériorité immédiate ; on renverse les termes du rapport, et on dit. en présentant le fait .A. comme immédiatement antérieur à B : // /('aura pas plutôt essayé ce produit qu'il l'adoptera.