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LES RELATIONS DE TEMPS ET LES CAUSES

I. — - La cause est dans un fait Eintérieur. — Le rapport de cause est, dans le langage, intimement lié au rapport de suite dans le temps. Un*! fait qui s'est développé après un autre apparaît comme le résultat de cet autre. C'est le vieux sophisme : « Après cela, donc à cause de cela » . Qu'on considère une phrase comme celle-ci : Je viens donc vous demander, ciloyens, si vous pouvez, après la constatation de cet incident, penser que vous êtes des' hommes libres (p. adam, Myst. des foules, ii, 7-8). Il est bien évident que, dans l'idée de l'orateur, la constatation de l'incident ne permet plus de penser certaines choses. C'estla cause qui l'empêche. Cf. Après le romantisme, un retour au classicisme de 1820 était impossible. On ne veut pas dire seulement qu'il ne pouvait avoir lieu à cette date, mais parce f[ue le romantisme y faisait obstacle.

Puisque. ^- T>e changement de sens de locutions telles que puis que est très significatif à cet égard. Puisque fait aujourd'hui entendre s. Mais on y reconnaît facilement p(7(.s et que : après (ceci) que. La locution s'est, jusqu'au XVIIe s., écrite en deux mots : Puis donc que vous trouvez la mienne inconcevable (corn., Méd., 653) ; — Puis donc, qu'on nous, permet, de prendre, Haleine, et que l'on nous, défend, de nous, étendre (rac, Plaid., 791).

Elle n'a plus aujourd'hui le sens temporel : La voici avec son sens causal : cette femme qui t'a trompée, il faut que tu l'aies bien aimée !... puisque, avec tout mon pauvre amour je ne puis effacer son image (muss.. Conf., I" p., cil. m). CA. après que : je ne puis pas retourner chez lui, après qu'il m'a battue.

On constate une évolution analogue dans le sens de par suite de : Elle avait mené... une vie irréprochable, mais moins par suite de ses principes gue par instinct et par goût maternel (feuii.l., Morte, 103) ; - — quand les véritables socialistes auront quitté la commission, par suite de nos votes de méfiance (p. ADAM, Myst. des foules, i. .33-34). .

En coordination. — Uni: chose énoncée comme antérieure esté. coNsiDKUKi. COMME CAisE. — ■ La formc temporelle du verbe suffît à mat* quer la relation causale : Sa femme avait élevé la jeune fille. Il continua à .s'y intéresser ; — /"/ continuait à s'intéresser à cette jeune fille ; il l'avait

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