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CHAPITRE V LE LIEU, LE TEMPS ET LES CONSÉQUENCES

Adaptations. — Malgré tout, ce qui précède n'esl pas l'essentiel. La relation de conséquence s'exprime par toutes sortes de locutions dont le sens primitif, bien différent, a été peu à peu effacé. En les classant, on aperçoit comment l'esprit conçoit le rapport de conséquence.

Le lieu et les conséquences. — Le rapport de conséquence se trouve souvent marqué par des expressions dont le sens propre est un sens local. Il est visible qu'on a conçu d'abord le premier fait comme un point de départ, le second comme un point d'arrivée, d'aboutissement (Cf. les verbes : aboutir à. arriver à, conduire à).

De i.A, d'oi-. — Ainsi s'explique le développement de sens de ces mots ; ils marquent le point de départ, puis l'origine dans le lemps, et finalement l'origine logique : Quelle n'était pas la sombre défiance des représentants du peuple... quand, venant aux armées, ils les voyaient adorant ces héros... De là, trop souvent, l'incertitude de la direction politique (michei... P. chois., 474-475) ; — Pas un être humain sur cent ne connaît ses vrais projets, ses réels désirs : d'où tant de vaines poursuites vers des objets décevants (m. Prévost. Letl. à /•>(//?(■. marier. 'i.'iS).

Le temps et les conséquences. On couslaterait l'assimilation du

rapport de conséquence au rapport de suite, rien (|ue dans des expressions comme les suites d'une maladie ou la locution par suite (1). C'est aussi le cas, alors (jue le rapport est iiiar(|ué dans l;i |)rincij)alc à l'aide du verbe i7 s'ensuit que : Se proposant l'honneur pour leur but. il s'ensuit qu'/7s le préfèrent à la vertu même (noss.. Serm. Uonn. du M.) ; — de ce que je possède cet heureux équilibre... il ne s'ensuit pas que je sois incapable d'éprouver... une véritable affection (nui?.. Vniss.. Ci')).

En coordination. — Dès i.ors. — Nous usons souvent de cette locution temporelle avec une valeur logique : ils s'installent et se meublent pour les autres : et dès lors ils se rangent au qoùt moi/en, à l'opinion courante (m. Prévost, Lett. à Pranç. mariée. 1G8) (2).

(1) Donc a voulu dire ensuite, mais aucun souvenir n'en reste en français.

(2» et. là dessu.s, sur quoi : C'est un mouchard, dirent les fédérés, il faut V envoyer à Riyault. Sur quoi, quatre hommes de bonne volonté... fwussérent devant eu.r à coups de cro.ise le pauvre homme exaspéré (a. n.\iD., Conl., l'elits pâtés).

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