‹ La pensée et la langueChapitre 90 sur 587 · MASC. FÉM · texte numérisé non relu

MASC. FÉM

, Suj. uns une i un unes

SiNGUL'EU Pluriel

( Ré^. un une ' uns unes

Il ne subsiste plus aujourd'luii au pluriel que dans (juelques expressions : les uns, les unes, quelejues-uns. quelques-unes.

Deux était aussi déclinable en a. f.

Suj. (lui, does

Rég. dos, dcus, docs (1).

Trois se déclinait aussi :

Musc. l'cm. Xculrc

Suj. Il ci Irris ireic

Rég. iieis Ireis

Cinq, six, sept, huit, neuf, dix, o.ize, ilou:e, treize, quatorze, quinze, seize sont des mots héréditaii;es tHvariaLlçs^

Pour dix-sept, dix-huit, dix-neuf... on a com])té par le cbilïrc des dizaines, auquel s'est ajouté celui des unités. On c()ni])te donc f>ar addlUo^^cVoù. l'introduction do et : dix et sept (2).

(1) En a. f. un autre mot signifiait Us deux (masculin : anz, féminin : ambes); Ambe (fém.) s'accolait souvent avec le masculin dui ; on le trouve sous cette forme dans le Roland: ambedui uni merveiUus vussclage (1094). Il a vécu jusqu'au XII« s., on ne le trouve plus dans Joinville.

(2) Kn a. f. el était régulier. 11 se rencontre encore fréquemment au X> I« s. Au XVJI« s., les grammairiens ne furent pas tous du même avis. Ménage voulait (lu'on dît vingt el un, trev.ic et un, soixante et un, mais il admettait : cent un, quatre-vingt-un {().. i, 482). Les écrivains du Umps emploient le plus souvent la conjonction : L'n aiug de vingt et deux ans (bai./., i, 187) : soixan e et neuf professes (iîac, iv, 619, P.-R.). Mais dès in fin du XVll» s., l'emploi de la con-

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