A QUOI ON RECONNAISSAIT LK NOM SUJET EN A. F
Oans l'a. f., le nom avait des formes spéciales, selon qu'il était sujet ou ohf^t, soit au singulier, soit au pluriel. C'étaient là les restes de l'ancienne déclinaison latine réduite par l'usure phonétique et l'analogie. Cette déclinaison présentait deux cas : un sujet, un complément ; ou bien trois : un suf^i^ deux compléments.
"déclinaison des noms en a. F.
X^es féminins. — La plupart des féminins n'avaient pas de déclinaisons. Ils présentaient en effet les mêmes formes à l'objet et au sujet.
Féminins indéclinables.
Type fille, maison
Singulier
Pluriel
Objet 1'" j/^"^.
' 1 une ) maison
les ï filles des} maiso is
Féminins déclinables.
A. — Type nonain
Sujet — /a, une sage none les, des yages nonains
Objet — la, une sage nonain les, des sages nonains
B. — Tj'pe seror
Sujet — ma grant soer met yranz serors
Obje! — ma grant srror » me .* yranz serors
ï-88 masculins. — Les noms masculins ont une déclinaison caractéri- I sèepar la présence de .s final, qui s*entend, au sujet singulier :
A. — Type mur SiNGiîLiKR Pluriel
Sujet — //, uns murs U, des murJ
Objet — le, un mur les, des muré
lii^^t là le type essentiel, qui comprend le plus grand nombre de noms ; a-t-il exercé une influence analogique très forte.
ce moment où Dieu peut-être échoue, Deviner Si c'est du côté sombre ou joyeux Que la roue va tourner ? Qu'est-ce qui va sortir de ta main qui se voile. 0 Destin ? (v. h.. Chat., Au mom. de r. en Fr., i).
Les périphrases datent déjà de l'a. f. On peut dire qu'elles sont très
communes au XV^ s. : qui esse qui m'a frappé ? {Myst, du v. TesLy 4763) ;
Point de nous dcclaira Lequel c'est qui premier viendra (Ib,, 5752; h. i— , i» 431, II, 319).
Les grammairiens du XYII^ s. jugèrent que est-ce était là superflu, «^ tous se prononcèrent en faveur des formes simples. On trouve encore ci«s grammaires attardées où cette doctrine se conserve. En réalité, sont vir^»-i' ment populaires les formes périphras tiques où entre c'est : qui c'est ^ ^ vient ? (1) ; mais la forme qui est-ce qui frappe ? est dans toutes les boucha ^^^•
On interroge aussi par interrogation dite indirecte : dites-moi qui oient ;
dis-moi... qui peut V inspirer une peur d'un si mauvais augure {uo^^ — ' D. Juan,i, 1). S'il s'agit de choses, on se sert de ce qui : Dites-moi ce 4 ^^ cause ton chagrin.
Que Kl Qui. — Il serait assez singulier, au moins dans certains cas, qu< nous fussions obligés par avance de choisir la forme de la question, avant savoir s'il s'agit d'un être ou d'une chose ; par exemple, au sujet d'un carreau cassé, est-ce le vent qui a fermé brusquement la fenêtre ? est-ce un gamin qui a jeté une pierre ? On évite cet embarras, en ne disant pas : qui a cassé le carreau ? mais en prenant un autre tour : comment ce carreau est- il cassé ?
En effet, en langue moderne, nous usons de formes différentes pour interroger sur les personnes et sur les choses : qui vous a dit cela ? que se produit-iL si on fait passer un courant électrique ? De même avec les périphrases : qui est-ce qui vous a dit cela ? f{Vi*est-ce qui arrivera ?
Cette distinction peu heureuse est récente. Chez les classiques, qui s'employait encore en parlant des choses : Y a donc, qui te retient ? (corn., PoL^ 1717) ; — Mais qui cause, Seigneur, votre inflammation? (mol., Dép, am.^ 730) ; — qui vous a fait aviser de ce tour ? (la font., vi, 37, Cont.) ; — Qui fait l'oiseau? c'est le plumage (Id., Fab., ii, 5); — Si ces autres oracles eussent esté rendus par des prestres imposteurs, qui obligeait ces prêtres à se décréditer eux-mêmes ? (fonten., Hist. Or., 17).
(Il Li* peuple a d'autres formes encore : qui qui, qui que. Qui qu! Ca dit cela ? et qui qa*en le.h ? aont de la lanfcuc la plus basse.
ce moment où Dieu peut-être échoue y Deviner Si c'est du côté sombre ou joyeux Que la roue va tourner ? Qu'e8t*-ee qui va sortir de ta main qui se voile. O Destin ? (v. ii.. Chat,, Au mom. de r. en Fr., i).
Les périphrases datent déjà de l'a. f. On peut dire qu'elles sont très communes au XV« s. : qui esse qui m'a frappé ? (MysL du v. Test,, 4763) ; — Point de nous declaira Lequel c'est qui premier viendra (Ib., 5752; h. l., i, 431, II, 319).
Les grammairiens du XYII® s. jugèrent que est-ce était là superflu, et tous se prononcèrent en faveur des formes simples. On trouve encore des grammaires attardées où cette doctrine se conserve. En réalité, sont vraiment populaires les formes périphrastiques où entre c'est : qui c'est qui vient ? (1) \ mais la forme qui est-ce qui frappe ? est dans toutes les bouches. On interroge aussi par interrogation dite indirecte : dites-moi qui oient ; — dis-moi,., qui peut l'inspirer une peur d'un si mauvais augure (mol., D. Juan,i, 1). S'il s'agit de choses, on se sert de ce qui : Dites-moi ce qui cause ton chagrin.
Que ET Qui. - Il serait assez singulier, au moins dans certains cas, que nous fussions obligés par avance de choisir la forme de la question, avant de savoir s'il s'agit d'un être ou d'une chose ; par exemple, au sujet d'un carreau cassé, est-ce le vent qui a fermé brusquement la fenêtre ? est-ce un gamin qui a jeté une pierre ? On évite cet embarras, en ne disant pas : qui a cassé le carreau ? mais en prenant un autre tour : comment ce carreau est-il cassé ?
En effet, en langue moderne, nous usons de formes différentes pour interroger sur les personnes et sur les choses : qui vous a dit cela ? que se produit-il, si on fait passer un courant électrique ? De même avec les périphrases : qui est-ce qui vous a dit cela ? qVL*est-ce qui arrivera ?
Cette distinction peu heureuse est récente. Chez les classiques, qui s'employait encore en parlant des choses : Va donc, qui te retient ? (corn., PoL, 1717) ; — Mais qui cause, Seigneur, votre inflammation? (mol., Dép. am,, 730) ; — qui vous a fait aviser de ce tour ? (la font., vi, 37, Cont.) ; — Qui fait l'oiseau ? c'est le plumage (Id., Fab., ii, 5) ; — Si ces autres oracles eussent esté rendus par des pre^tres imposteurs, qui obligeoit ces prêtres à se décréditer eux-mêmes ? (fonten., Hist. Or., 17).
(1 ) Ia> peuple a d'autres formes encore : qui qui^ qui que. Qni qui Ca dit cela ? c\ qui qu*en le n ? sont de la langue la plus basse.