U ACTION EST DANS UN VERBE A UN MODE PERSONNEL
60 les propositions : que Ton ait enregistré sa demande ne signifie pas qu'on la considère comme justifiée. La proposition est très souvent reprise par ce, cela : Que J'aie pensé à ce mariage, c*est la vérité; — que son père eût porté un nom retentissant» cela ne Vempêchait pas de s'appeler Jack (a. daud., Jack, Le retour).
Dans une phrase comme : sa consolation est qu'il lui reste une fille, que laut-ii prendre pour le sujet ? le terme A : sa consolation ou le terme B : qu'il lui reste une fille ? On pourrait disserter là-dessus sans fin. En réalité grammaticale, le sujet est sa consolation. Il n'est même pas nécessaire d'appeler attribut ce qui suit le verbe être, qu'on retrouverait ailleurs remplacé par un complément (1).
70 les représentants :
A. — Un relatif personnel rappelant un antécédent précédemment nommé : > Marias combattait à découvert. U se faisait point de mire. Il sortait du sommet de la redoute plus qu'à mi-corps (v. h., Mis., Jean Valjean, xxi).
B. — Un relatif conjonctif : Comprend-on... ces hommes qui avaient promis de nous rejoindre... et qui s'y étaient engagés d'honneur, et qui sont nos généraux et qui nous abandonnent (v. h., Mis., Ib.).
C. — Un représentant démonstratif : examinez les deux questions : celle-ci me paraît presque insoluble.
D. — La périphrase formée de celui et d'un déterminatif quelconque : considérez ces deux propositions ; celle de votre frère ne me plaii pas.
E. — Un représentant possessif : nos santés n'ont pas été brillantes ; la mienne laisse encore à désirer.
F. — Un distributif quelconque : des trois les deux sont morts (corn., Hor., 990) ; — de tous les soldats envoyés en Orient, beaucoup, une moitié» la plupart ont eu la fièvre paludéenne ; les Jeunes n'y ont pas échappé plus que les vieux ; — de toutes les langues, la grecque est encore une des plus utiles ù apprendre.
p. A la première et à la seconde personnes il n'y a point d'autres sujets que les personnels de conjugaison : je meurs ; — tu écoutes : — Non, je ne puis souffrir cette lâche méthode (mol., Mis., 41). Cependant les nominaux pluriels représentent parfois des sujets antérieurement exprimés : sortez, VOUS» les enfants ; ta mère et moi, nous resterons,
II arrive même qu'on se servira de nous, de vous pour représenter une famille, une nation, un groupe dont il a été question : les Français ont le cœur prompt, et l'oubli facile. Nous ne savons pas haïr, comme l'Allemand.
Questions sur le sujet du verbe. — Pour savoir qui est l'auteur de l'action, qui est dans l'état, on questionne à l'aidé de nominaux simples ou de nominaux périphr astiques. Ces formes sont tout à fait improprement nommées « pronoms » . Elles ne remplacent jamais de noms : Qui peut, en
(1) Elle a la consolation qu'il lui reste une fllle. Cf. Vous aurei la consolation qu'elle sera morte dans les formes (mol., Am, Méd., 11. 5).
iMeu prui-étrc* échoue. Deviner Si c'est du côté sombre ou [oyrÊj im ioutnerT Qu'est-ce qyi va sortir dv la main gui se voile ^ il.. Chût.. Au moni. de r. en Fr., i).
smtses datcrni déjà de l'a. f. On peul dire qu'elles sont ti*^ ► 411 XV» s* r qui esse qui m'a /rappt' ? (MijsL du ik Test,, 4763) ; s éeciairu Lequel c'est qui premier tnemira (//?,, 5752; h. l., ai. it* 31f*>.
Lr* i^tunitimiririis du XV JI"^ s. jugèrent que est-ce Hmi là superflu, i0^% w |iroiloiict^ri*ut en faveur des formes simples. On trouve encore d flnMttliiilirM attairdée^ où cette doctrine se conserve^ En réniité. sont vw^ mtni |M>|MlUires les fornies pénphn\stique.s où entre cVs( ; quj c*est ^ p^câT *|U : niius lu forme qui Bst-ce qui frappe ? est dans toutes les bouctx^ iHi inlrfn^K** «"ï^'^i l'^if interrotiation dite indirecte : dites-moi quJ vient; éi^ jmti^., iiul peut t inspirer une peur d'tni si manvais augure (mo SkJmmk^i. i). S'il s*Hgil de choses, on se sert de ce qui : Dites-moi Ce C èm chagrin.
VI Qui. - Il îieraiL assez îiingulier, au moins dans certains cas, €^^ ibHi^ fiiikvU^nN ohligi^s par av once de choisir la forme de la question, avant ' i4i\x¥ir si\ s'tiflil d'un être ou d'une chose ; par exemple, au sujet d' ■ CÉ>rtt>^ii cA*u^ eslee le vent qui a ferme brusquement la fenêtre ? e>t — un i:)imiii t|Ul o jeté mie pierre ? On évite cet embarras, en ne disant parf •il if ftwtff»/c carreau ? mais en prenaiil un autre tour : comment ce carrée
f9ia C0SSé ?
En t*ffrt, en longue moderne, nous usons de fonnes diflférentes pour inte ^ n^t^t sur les persrmues et sur les rhoses : quJ mus a dit cela ? que se produit-f^ *i AU /««/ panser un courant électrique ? De même avec les t)éri phrases : qtrM€w qui Paw$ a dit cela ? qn^estce qui arrivera ?
Otte dblinclîon peu heureuse est récente. Chez les classiques, qui s'en» j^tw^ilt encore en parlani des choses : Vu donc, qui te retient? (corn., Poi^ 17IT» : Wals qui cause, Seigneur, votre inflammation ? (mol., Dép, am. " ;*! ; qui vous a fait aviser de ce tour ? (la font., vi, 37, ConL) ; — Qui .,:. ii^isruu? c*est ie plumage {îû,. FuIk, ii, 5); — 5/ ces autres oracles tms^nt tsié rendus par des preslres imposteurs, qui oljiigeoit ces prêtres â sr 4étH4itfr tux-mémes ? (fonten.. Hist. Or., 17),
1 <- |»ruplc « il'rtUtrcH formes encore : t/ili qtit, qui qur. Qui qut t'a itil rch ? < t qui qu'en ' *^iX lit» tii lAiigiir la î»'"^ Uansf,