‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 135 sur 586 · DÉCLINAISON A TROIS FORMES · texte numérisé non relu

DÉCLINAISON A TROIS FORMES

La déclinaison à trois formes est particulière aux nominaux et aux représentants. Si bien que tel d'entre eux, nuls, par exemple, ou altre, qui a trois formes, n'apparaît qu'avec deux, quand il cesse d'être représentant et, en qualité d'adjectif, accompagne les noms. Leur pluriel n'a que deux formes.

8« personne

Masc,

tonique

i Sujet — il Sing.— ; Objet — 2 lui f Objet — I lui

i Sujet ^^ il Plur.— Objet — 2 lor f Objet — I els.

Fém.

Neutre

atone (2)

tonique

atone

tonique aione

ele

el

lo, le

eles

la

lo, le

lor

lor

lor

is les

eles

les

(1) Ces formes différentes s'expliquent par la phonétique syntaxi.|ue. Tantôt m<?, Ip, étaient placés devant le verbe et formaient avec lui un mot unique, n'ayant qu*un seul accent. Ils étaient atones, et évoluèrent comme tels. Au contraire, après le verbe ou après une préposition, ils étaient toniques, la voyelle s'allongea et se diphtongua, d'où mei^ aujourd'hui moi. ^fais les noms d'atone et de tonique ne leur conviendraient pas en f. m. On dit généralement formes ;< '/ères, formes lourdes.

(2) La forme atone, ,au sujet, eût été celle de l'articie : ille videf, comme : illc murns. Comparez 7e î'i l'objet; la forme tonique i7a suppléé.

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