AUTRES FORMES DE LA PROPOSITION
truits avec c*csi, compléments prépositionnels ou propositions commençant par une conjonction : c'est à vous que je m'adresse ; — c'est pour lui que je travaille ; — • c^est devant vous que je veux marcher ; — c^est par vos soins qu'il a été élevé ; — c^est afin de suffire aux besoins de son enfant , parce qu'elle a un enfant^ qu'elle cherche du travail.
C'est est aussi directement suivi de que : c'est qu'il y croit ! — c'est que je ne sais pas comment m'y prendre I
On a fini par aboutir à des formules où c'est, est-ce, entrent comme éléments composants : qu'est-ce-que c'est que cette logique ? (mol.. Bourg,, ii, 4) ;
— savcz-vous, vous, ce qiic c'est que vous dites à cette heure ? (Id., Ib., m, 3) ;
— qu'est-ce que c'est donc, que vous me regardez toute effarée ? (Id., Escarb., 6).
Rôles multiples de ces phrases. — Si maintenant on considère le rôle joué par c'est dans l'expression de la pensée, on voit combien il est étendu et varié. On s'en sert :
10 Pour expliquer un mot ou une phrase : c'est dire que les Chambres ne sont pas d'accord,
2° Pour identifier : c'est elle ! — le coupable, c'est lui ! — « c'était là le manteau de la déesse, le zaimph saint que l'on ne pouvait voir » (flaub., Sal., 115).
3° Pour présenter : Sonnet.,, C'est un sonnet.,. L'espoir, C'est une daine. (mol., Mis., 305).
4^ Pour estimer, apprécier, caractériser : c'est quelque chose ; — c'est toute une affaire ; — cesi une révolution ; — c'est délicieux ; — c'est à en pleurer ; — c'est à hausser les épaules,
50 Pour marquer l'existence, l'accomplissement d'un fait : c'est donc une affaire convenue (f. fabre, Barnabe, Œuvres choisies, 214) ; — c'était devenu définitivement ma nièce, cette personne, imprécise au début, qui m'accompagnait (loti. Pitié, 188).
6° Pour exprimer un rapport d'appartenance : c'est à toi d'agir ; — c'est maintenant à l'humanité de prendre la place du divin Sacrifié (barrés, Coll, insp,, 193).
Rien que la sèche — et incomplète — énumération qui précède (il eût fallu parler du rôle de c'est dans la mise en relief des divers éléments de la phrase) permet d'entrevoir quel usage le français fait de cette formule c'est. Il n'est pas rare de la trouver deux ou trois fois de suite, et elle est si naturelle qu'on ne s'y arrête pas : c*est par de semblables coups, dont sa vie est pleine, qu'il a porté si haut sa réputation que ce sera dans nos jours s'être fait un nom parmi ^es hommes,,, d'avoir servi sous ie Prince de Condé (boss., Condé, 523-524) ; — Oui, je vous entends, c'est un ridicule. que d'être trahi, c'est une gloire que d'avoir pris les devants. C'est comme cela que je raisonnais autrefois avec vous, c'était notre code. (G, sand. Elle et Lui, ch. viii, 88).
Rien de plus usuel que le mélange des c'est et des il, on le remarque à peine : il y a une chose à laquelle tu n'as certainement pas songé : ce sont les
GÉNÉnALlTÉS
conséquences de cei{^ PMsif P^^.^^^^^^n^f. "~ ^ T *.^'?'^ jours que Je ne vous ai vu, et je ne vous ai point mandé de nouvelles du diamant que vous me mîtes entre les mains pour lui en faire présent de votre part ; /nois ç*est fl[Ue j'ai eu toutes les peines du monde à vaincre son scrupule, et ce n'est que d* aujourd'hui qu'elle s'est résolue à Taccepter. (moi... Bourg., iiJ, 6) {1),
(\) Type d'exercice. Essaye/, de faire disparaître les c'est de la phrase suivante : N'est-ce pas que c'est bien et iTune femme honnête ? N'est-ce pas que je peu± sans itcrapule â présent- Prendre place parmi xe Monde méprisant » Et qt^c fy paie assez, V^on droit de bienv/eni^ Pour ne piff y rougir comme une parvenue ? O mon frère l sens-tu quel légitime orgueil Cest ctentrer là sans mettre un masque sur le seuit ! Ce n*ésl plus mon fanttme, une apparence uaine Qu'à ce tangsunhoité finiroduis à grandCpeine. ; Cest moi-même, à'est moi^ c'est ma réalité. Qui respire à son aise en pleine honnêteté ! (auo.. Av., u\. A),