CHAPITTE VII OBSERVATIONS DIVERSES SUR L'OBJET SECONDAIRF
Reprise de l'objet secondaire. — Une phrase comme : ce qui leur fut accordé et à son frère, écrite par Vau gelas, choquait l'Académie, qui préférait : à lui e/ à son frère (alem., Nouv, Obs,, 300 ; cf. bouh., D., 133). C'est ainsi que nous écrivons toujours.
Quand l'objet secondaire est repris, c'est invariablement sous la forme lourde : je veux te le dire, à toi. Et vous me le traitez, à moi, d'indifférent ! (mol., Mis., 21). Quand il est détaché en têtç de Ift phrase, de même : A toi on confierait tout.
Mise en lumière de l'objet secondaire.-^ L'objet secondaire peut être mis en lumière par les procédés ordinaires : A VOUS, il ne fera aucune diminution, mais moi, j*ai des chances d'en obtenir une ; — C'est à la République que nous devons la liberté d'association ; — Si c'eût été à lui que Thérèse se fût adressée,., il aurait fait une réponse quelconque (g. s and. Elle et t., ch. II, 23).
En pareil cas, il arrivait souvent que la langue classique ne se contentait pas d'exprimer une seule fois le rapport. On disait : C'est h VOUS, mon Esprit. à qui je veux parler (boil.. Sut., ix, 1) (1).
(1 ) V. à la Représentation, p. 182