‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 305 sur 586 · CHAPITRE III L ATTESTE ET L ESPOIR · texte numérisé non relu

CHAPITRE III L ATTESTE ET L ESPOIR

Lê^ attente» — Le* verbes et les locutions verbales sc»nt : On s' attend y on fst tn siispfns. dans laîttntf, dans rej^pectatire, on gu^tif. on compte que. on bride, on grille, on s^ morfond, on languit, on s'impatiente, on patiente, il r-ous tarde que.

Il s'en faut que tous ces verbes puissent entrer dans une principale suivie d'un objet. En lan^e classique. Tact ion-objet restait à rindicatif : te duc, lui manda que. tes conditions qu'il aroit désirées étant accomplies, OU HtteiH doit ^^ Cffeetaaroit ce qu'il aroit promis <la roch.. u, 3Ci3 ; effectuerait evt au futur dans le passé).

Aujourd'hui le subjonctif est obligatoire : J'attends que pous veniei ; — on s'attend à ce qu'il SOit élu au premier tour. Même si l'attente a été réalisée, on garde le subjonctif : Elle attendait qu'on eût attelé.

D'où la construction d>n attendant : le but... et T utilité de cette méthode.., était de tenir les savants des divers pays au courant des écrits nouveaux,., en atteodiat ^'î/s posmt se procurer l'ouvrage même (s<« becve. Lundis, VII, 309). Avec co/npf^r. l'indicatif est resté d'usage : Je vous avais fait préparer votre appartement^ eomilUmt que vous deseendliei tout droit ici iDL-yt., L'Étr.. m, 1>.

Quand l'attente implique un sentiment d'impatience, on se servait en langue cia*^sîque de : je brûle, je meurs il me tarde que, qu on faisait suivre du subjonctif : J*ai kien de l*ill9alieiloe d'apprendre que vous fisâei votre voyage heureusement (maint.. Lett., i. 87) ; — VOUS brttei que je ne sois partie Crac. Iph., 673) ; — U me taide déjà que vous ne Toceapiei (Id., Théb.. 1407).

D est usuel aujourd'hui d'employer là l'infinitif : Je brtte de le V(^; cependant on trouve encore une conjonctionnelle : je meurs d'envie qoMl vienne.

On comparera ce qui se passe avec jusqu'à ce que. S'agit-il d'un fait accompli, dont on peut constater la réalité, il est exprimé à l'indicatif : le sang enivre le soldat josqa'à ee qae ce grand prince... ealma les courages émus (boss., Condé) ; — Amphitryon m'ayant su disposer, Josqn'à ee qoe tn vins j'aDois poussé ma veille (mol.. Amphit., 1117). Aujourd'hui encore : ils se sont battus, Jnsqn*à ee qne deux agents les ont séparés.

.\u contraire, quand il s'agit d'une chose encore à venir, donc incertaine, on voit reparaître le subjonctif: Je resterai, jnsqn*à ee qn*fl revienne ; —

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