CHAPITRE IV CARACTÉRISTIQUES EXTRINSÈQUES
Les caractéristiques extrinsèques sont naturellement très nombreuses. Tout ce qui marque une particularité dans un individu, une famille, une espèce est employé à des distinctions qui font reconnaître et apprécier l'immense variété des êtres et des choses qui constituent le monde réel et le monde des idées. Non seulement la science, mais la plus modeste expérience individuelle y recourt sans cesse.
dasseznent des caractéristiques. — On peut, et nous l'essaierons, réduire à des classes les principales caractérisations. Toutefois il ne faudrait pas se proposer de les classer avec une rigueur absolue, car souvent elles se mêlent et se confondent. Ainsi à l'idée de petitesse finit par s'attacher une idée d'affection. Une marque d'origine devient une marque de qualité et ainsi de suite. Ici, comme ailleurs, 'es catégories se pénètrent et se mêlent.
Nature grammaticale des caractéristiques. — Grammaticalement, toutes sortes d'éléments de propositions et de phrases peuvent à l'occasion servir à la caractérisation. Ainsi le complément d'objet caractérise, en certains cas ; de même l'objet secondaire, et aussi les circonstances de lieu, de temps, et encore le but, la destination, la cause, etc.. Qu'on considère comment l'idée de chasse, soit dans un nom, soit dans un ou verbe, peut être caractérisée :
Je chasse le Heure (objet), c'est une chasse
— au bois (lieu),
— en hiver (temps), —
— au chien courant (moyen),
— à courre (id.), —
— avec passion (manière), —
— à grands frais (prix), — Nous étudierons quelques-unes de ces caractérisations. Les autres ont
été vues ou le seront dans des chapitres spéciaux, quand il sera question de but, de cause, etc. Nous ne retiendrons ici que des éléments dont le rôle spécial est d'être des caractéristiques.
Les caractéristiques peuvent être :
A) des mots isolés, noms, adjectifs, participes, adverbes : une longue attente, fattends patiemment.
au lièvre ;
au bois ;
d'hiver ;
au chien courant ,
à courre :
passionnée ;
coûteuse.
^îiACTÊniSA'^
lÀHACTIilUS'^
B) des groupes tk- mots mm rattachés au mol eompicHt- par un iit*M oulîl : f attends, les bras ballants.
C) des rouifïlémcnU indrrt'cls, rattachés par iioe préposition : unt attente sans fin, j'attends avec impatience.
1>) des ijropnsitions conjoni;ti\es : itnr attente qui dure Un peu trop,
E) deî> purlîcipes ou des gérondifs : jUiitends en travaillant.
F) des proposî lions conj on etioun elles : j'attenth sans qU*on le sache.
Emplcdi d'hlkmhnts non spÉciFiQt kmknt cA»AciHKïSTigL es. — Il faudrait ajouter que la caractérisation est parfois contenue dans des éléments linguistiques non siiéciflqueuient quaïifiealirs. i.e possessif et le démonstratif peuvent marquer le dédiun, la désapprobîilicin : Son Monsiftsr Trissotin me ctmgrine. m'assomme (mol,, F. satK. 231); ^ Voici votre Mathan, je aouH laisse avec tut (hac, Atth, 150) ; — Votre Malebranrhe. lui dit un jour l'Ingénu, me parait irnoir écrit ta moitié de son liire avec sa raison^ et l'autre, avec son imagination et ses préju(jés <volt.. V Ingénu, 10).
[^n re\'îinche. mOD crdonelesi respectueux; ces également : El te soir, toux tes amis, le ménage Larmetttt. Mnn- Lechaptois, ces demofseites Hoche feuit te, se présentèrent pour la cansotcr (flatu,. t"n cœur simple, ch. i, 16).
L^artîele. prés d un nom propre, fieul êlre signe de dédain : La Vinctiii, La Thénardie\ Il df)nne en revanette tle la pompe dans les menus Les so/rs à la M arguer g : — Les pontets à la financière.
Il exprime la sur|vrise, I en vie, l'iidiidration, dans des loeulions comme : Elle gtHfue des dix francs jatr jour et elle se plaint (1) ! Au contraire : ette s'atsentail des cinq et six jours de suile con lient une désapprobation très nette. La personne en question prolongeait trop.
tl) l-^ tour t^tsiiL dfjù Irt» classique: Cnmair ils ntHilaifUt if udQneri iis attendoieni en quatre ri rinq ans que Ui u'n!f p'if bnnne (iitv., Lelt., 122 h