LES PARTICIPES, LES ADJECTIFS VERBAUX, LES GÉRONDIFS
é/e.ç, ô vallon, la retraite suprême Où nous avons pleuré, nous tenant par la main ! Toutes les passions s* éloignent avec l'âge, L'une emportant son masque et l'autre son couteau, Comme un essaim chantant d'histrions en voyage (v. H., Ray. et 0., Trist. d'Ol.) ; — Je m'éloignai pleurant et sans être entendu (lam., Joc, 6 mai 1786).
Une place spéciale doit être faite aux participes formés sur des noms, et dont le verbe n'existe pas. On dit raison raisonnante, et sur ce type on a fait breton bretonnant (Cf. abracadabrant) (1).
40 Gérondifs. — La forme du gérondif s'est distinguée de celle du participe ; il continue à exprimer non seulement le moyen, mais la manière : Elle répondit en minaudant ; — La Victoire, en chantant» nous ouvre la barrière: — ils... venaient vers les Anciens... se frottaient contre leurs cuisses en bombant le dos avec des bâillements sonores (flaub., P. ch., 184, Sal.); — Et les drapeaux ? demanda Hornus en pftlissant (a. daud., Cont., Porte- Drap.).
(1) Adjectif et participe différent parfois d'orthographe, comme on sait : le cœur se serrait à ces bruils différant de tous les Iruils ordinaires (flaub., Educ, II, 161).