CHAPITRE ÎI LES CONSTRUCTIONS DE L'ÉPITHÊTE
Construction indirecte. — Après les noms dt* nombrt'. adjectifs et
pnrlît îpes st» ronstruiseol souvent avec dt\ Oudiii remarque le fait : // y m ti viiîfiî de payés {Gr.,iM). Vaii>ielas, après avoir eonslatè les ht^sîtalions de r usage, se prononre [mur : // // en eut cent de tués {i, 286). Celait remploi le plus ermraaî. quand en t-utraît dans la phrase. Autrement un disait: il y eut trente blessés (h, l.. m, 475) ity.
Quand un adjectif suit rien, il est égalejneril d'usage de le relier à ce mol rien au moyen d*un de : il n'y a lien de tel que d'afkr lentement. Autrefois de était inutile : .1 qui nenge son pèrr il n'est rien impossible (cobn,, Cid, 417), De est également d* usage avec tout, quelque chose, tant.
Nous disfuis : qu'y a-t-it d'étrange dans cette proposition ? Et aussi quoi de neuf ? quoi de plus facile que dr prendre cette précaution ? La phrase analijf^iqar i\v rien de, n eu beaucoup de mal ù être reçue. Jusqu'A la fin du XV 11** s,, elle a été réprouvée par les grammairiens (vauc. i, 12ri : REGN. DESM., Gr,, 278). Cf. dans les négatives : // n*y a pus de /eu d'allumé chez mar(FJ,Ai*i3.. Éd. nenL, 11).
1/analogie aujourd'liui est si fortr que. njénu' en l'absence d'un mol marquant In quantité, rfc s'inlroduil devant l'adjectif: Le temps qu'ils ont de libre. Kt on tnune relte construction même suns verbe : C*est pour de bon ; — non. muia de vrai ? — c'est pour de rire ; — Eh bien ! de quoi ? O stint 1;è des extensions anidogiques i'2).
Ces remarques faites, ajoutons que la construction de l'épithéte est le plus souvent direcle.
Compositioii et apposition des noms, — Nous avons vu comment un nom entre en composition avec un autre. Ainsi : sabre-baïonnette^ bateau phare. D'après vt tytH% une foule df rapprochements plus ou moins étroits ont crée des composés où le nom principal est caractérisé de façons très diverses : f art-roi. Ce procédé de t' apposition est tout à fait cour*TTit chez V, HugCK qui, grâce à lui, rapproche les aspects parfois antithétiques des chosi'^ : Le bâtan-paysan brisant le glaîve-FOi (Léff., Bar. Madr., n) ; — le rocher-hydre et le torrent-reptîle \Ib.. Pet. H. de Gai.. îii) ; — ces crépuscules ne plaisent qu'aux âmes chauves-sourîs (Mis., Marins, iv, 6) ; — Dans cr sépulere-enfer que /atsaienlits ? i/b., h^ p., liv. vri. 2) ; — L'argot n'est autre chose qtt'un uesliaire où la langue ayant quelque nunwaine action
11) V, TOBLKii» Vemu Beilr*, m, 20»
^2) Dans le 2* expiripk', on pourrait croire i\ une formule raccourck* : de quoi s'agii-ii 7 U n'en est rt^n, {?l «Jhh» Cesprit tic celui qui park' Hinsi, dv qttoi vgalc r^iuu lout &ini plein ont •