‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 398 sur 586 · CHAPITRE JII MOYENS DE VARIER LES DEGRÉS · texte numérisé non relu

CHAPITRE JII MOYENS DE VARIER LES DEGRÉS

Moyens intrinsèques, — Nous avons no Lé plus haot, en parlnnl de ta niesurt-, rjiie fies actions sonl exprimées par de.s moi.squi indiquent que leur dévelûpiH^ntriil esl (ni ire**t pas compU4 : entr'oiwrir. Nous n'y reviendrons pas ri K

Choix des mots. -^ On peut encore considérer comme inlnnsèque l'express ion (In dep'ù, quand elle se trouve réansée par le choix même du mot qui e;rraetérise : unt' (vni^re passable^ iinr œiwre exceUent^.

Gahagtèristiqi ES ABSOLUES, — Un assez grand nombre d'udiecUfs et d'expressions adjectives expriment par clles-ménies un haut degrc, La pcrfer Lion est niarquée par des mots tels que par/ait, accompli, consommé^ fi^fj^mftitrr ptt.^sc : Un employé est parfait ; — une femme est une maîtresse de maison accomplie.

Cil DUS encore suprènu, extrême : le poumîr SUpfême ; — !ai yarde. espoir suprême ri suprême pensée ! (w h.. Chat., Exp,); — Des extrêmes pMh fordimiin' signai {iwc Bajazet, 24ii}; — on y mainienaii auec une extrême rigueur les mœurs de l'ancien régime (a. franc* Mann.. 9 h

Variations ailleurs que dans les adjectifs et les adverbes. — NaturelleuienL les diverses earaelèrisLiques se prêtent inégalement à être modiûées eJi degré. Les ndjeflil^^» ïcs parlicipes, les adverbes, tous les éléments de lanj^age dont la fonction propre est d*étre des caractéristiques. s'iiecfjniinofU-nf siins peine des variations quant ihvlives : un enfant très sage, très remuant, très éveillé ; r//ïr étude très en surface.

Les noms s'y prêtent moins bien, mais il serait faux de dire qu'ils ne s'y irrétent \k\s. On Irotive de nombreux exemples d'expressions telles que : elle est très artiste, eeite sialue est un peu pompîer ; ^^ On l'y sentait pourlant d'une coquelterie naturetlr et fine, très femme (zola, D^ Pascal, 28) ; — ii n'existe pas pour moi d'autres noms qui conviennent mieux^ qui soient plus chat que ces adorables : Mimi et Moumoitlle (i.on. Pitié, 53).

Les formes composées comme bon enfant sont elles-mêmes capables de degrés : très bon enfant ; assez bon garçon, un peu collet-monté i2k

Les ïoeiitjons verbiiles sont, :'i cause de leur forme même, dans un cas

(!li Oji piMiriuil en nipproclFr ce fait que. dans tu langue suvanle» il rxi^le des mol* cpil intUquf'iit qn'iin élémcMil nt" se Lrnuvi^ ilann le cor[ys qu'en praporttoïi réduite : de Paride hypOcWorfit.r, Ln nomenclature? n*e aussi de certain h «.fuJTixos.. Aini^j He, eonlnuretiienl A /il*, nuirqu^ faillie c|iiMnUlA tî'oxyséne duos }i!it/iie (Cf. rhtjpnstit Ate el le stitf jtlt\.

(2> On a dit : être tlil b0mmfl it« bis a, trèi g«atllliomm«*

Page 1