CHAPITRE IV LES BAS ET MOYENS DEGRÉS
Pour marquer qu'iuie qualité existe, mais à un faible degré, on ajoute â la caractéristique : (fuère (1). peu, un peu, quelque peu^ à peinr. presque pas, très peu. On dira : à peine... très peu vêtue ; — Un loup qu6l<|Ue peu cXttc {la foxt., FabL, vu, i, 56); — // me semble un peu maigre (a. FRANCt. Mann., 13).
Un petil éi'Mi encore cliez I.a Fcïntairie. Il s'est combiné avec peu, dans un petit peu, que les grammairiens n'ont jamais voulu admettre, sous prétexte qn^un grand peh ne se disait p^s.
On se sert aussi d'adverltes de manière : falblemeiltt pauvreineilt nourrie.
Mêdiocremeiit a ebangé de sens, La quantité qu'indique ce mot a diminué : médiocrement réussi veut dire peu réussi, et non dans une mesure raisonnable^ mogennement : îe pieillard fut médiocrement aimable (flaub., Édnc I. 16S).
Pas autrement équivaut i\ pas beautoup, peu : Cela n>sl pas autrement bon ; — Xotre fumeur ne fut pas autrement ému de cette apparition (lesagf. Diab. Boit., ch., 7, L.).
Prestfue indique que le en mr 1ère n'est pas tout à fait acquis : Une grosse piuie,.. passait... presque horizontale (loti, Pêch,^ 83),
P<iur les f lettrés moyens on a : assez (2), pas mal (3), à peu près : Une robe pas mal usée ; — des hommes rudes... dans des accoutrements assez sauvages (LOTI, Péch., 69).
On se sert aussi d'adverbes de manière, tels que suffisamment, moyennemenL
D'autres expressions sont en usage dans le peuple : un brin^ concis couça, entre le zist el te zest : tu es bien un petit brin faunetle, mais fainie te faune (balz.. Eu g. Grand.. 179).
(1 1 Guirr H signifié btaui^<nip, puis h subi la contagion de ia négntion* On a d'abord <li) t tl n*esl guèr8 sage. U'oii : guèrfi plux sage que le premier.
(2i n faut [Prendre garde qiw dans le* anciens textes aasez signifli' heaiicoup* H &C met luit alors ^4iuvi*n:l clrrrière l'adlectif hmtïe assez. CWt aujourd'liui tJtaWtol.
iZ) Ptts miil a éiè crilifn^é jusqu'à la fin du XIX* s. (Coiirr. Vtmg., 1877, 53k