‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 417 sur 586 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

temps : En même temps que Jésus admettait pleinement les croyances apocalyptiques... il admettait... la résurrection des morts (ren., Jés., xvii). Le sens n'est pas : à la même époque, mais : aussi bien que.

Non sans. — 11 y a une façon détournée de marquer que deux eiioses énoncées s'accompagnent, c'est de nier qu'elles s'excluent. On se sert h cet effet de non sans, ne pas... sans, jamais sans : Elle s'assit non sans aiyoir salué ; — On mouvait renvoyé tout de suite, mais non sans que j'eusse eu le temps de remarquer l'éclat des yeux de cet homme (bourg.. Corn., i)).

A non se substitue naturellement ne là où ne est d'usage : Je ne suis pas entré dans un bureau de tabac sans /'y rencontrer ; — je ne puis pas parler sans qu'// m'interrompe; — Aucun événement de Vhistoire ne s'est passé sans donner lieu à un cycle de Fables (ren., Jés,, xv).

Mise en relief du terme ajouté. — On met en lumière l'addition, en se servant de non seulement... mais encore :^on seulement il gagnait sa vie, mais encore // mettait de l'argent de côté.

Quand il s'agit d'introduire une addition inattendue, on se sert de encore, même : il a fait des imprudences, et même on lui reproche des sottises.

Même que. — 11 passe pour populaire : // la soutenait et même qu*// s'est compromis pour elle ; — Même que j'ai gardé son soulier quinze ans (v. h., N. D., II, 289) (1).

(1 ) yiême que prend aussi le sens de à preuve que.

in

Page 1