CHAPITRE IIÎ POSTÉRIORITÉ
1^ Adverbes et locutiops adverbiales, — Pour indiquer qu'une action en suit une autre, on se servait autrefois des adverbes en après^ apruef^
qui ont disparu. Après^ ensuite, puis, pour sont restés.
On exprime les ac lions siK-cessives dans des coordonnées ; les adverbes marquent que Jcs actions se succèdenl dans le passé, le présent ou T avenir : D'abord, il fut forvé de relrancher ffimire-vingts francs par mois,,. PoIs,** le nicil artiste regretta tes ptaîs soignés,,, (balz., Cous, Pons^ 26).
On inlrodiiït aussi Kidée de succession par là-dessus, sur ce, alors ; là* dessus il se mil à table.
Le même mo^^en sert à mettre en relation temporeUe de succession dcsJ actions qui ne sont pas. exprimées dans des principales : Vous qui n'air: ici point d'autres intérêts que d'emplir voire poche et vous enfuir après (v. il Ruy BlQs, ïîi\ 2).
Toutefoi? la postériorité peut n'être pas soulignée par un adverbe, dés. qu'elle est suffisamment marquée par le senf : Telle fui ma foi du moins, et cet acte de foi, guette que fût ma faiblesse, agit Ce mouvement immense s*étranla sous mrs yeux\ les forces variées, et de nature et d*arl, se cherchèrent, s'orran- ^ gèrent malaisément d'abord. Les membres du grand corps, peuples, races^ contrêesy s'agencèrent de la mer au Rhin, au Rhône, aux Alpes^ et les siècles marchèrent de la Gaule ù ta France (michel., IL de F., préface de 1869).
Il convient même d'enseigner à éviter Tabus de puis, ensuite, alors^ puis alors, qui ponctuent le style des enfants et des illettrés.
20 Compléments de postériorité. — On se sert de compléments non prépositionnels ou prépositionnels : Quelques heures plus tard, il rentra.
Les compléments prépositionnels sont construits le plus souvent avec après : Il est arrivé après votre départ ; — elle me représente comme,,, un pied-plat qui fait des turpitudes devant la critique^ après avoir ^ adulé César - (FLAUB., LetL à G. Sand., 3U5).
On employait autrefois ensnile dt : C'est ensuite de la mort du Cbrîst qur ce changement est mart^ué (boss., Hist., u, 4, L*) ; — Ensuite de la promenade on atta souper {L\ font., Lell., xi, A M. de M.). L'exemple des classiques n'a pas réussi à sauver ce tour.
Nous eni|>loyons à lu suite de : Il est resté longtemiKS 1res jaible à la suite de l'opération qu'il a dû subir, Alaîs cet te expression implique en général enln; lesdcux actions, non seulement un rapport temporel, mais un rapport causal.