LES CONSÉQUENCES
Pourtant n'a jamais été abandonné, mais il ne peut plus introduire une conséquence. Il marque opposition, comme nous le verrons par la suite : i7 n'QDoit la veue tant bonne comme de coustume.,. Pourtant ne congnoissoit il tant distinctement les poinctz des dez (rab., ii, 186, m.-l.).
En subordination. — Que. — 11 suffisait en a. f. Il y en a des exemples dès les origines de la langue : Devant la dame el lit descent. Que tuit li drap furent sanglent (marie de fr., Yonec, 319) (1).
On le trouve dans quelques passages au XVII® s. : Ce jeune homme quitta le service et s'attacha à elle qu*// ne la quitta plus depuis (s* sim., Mém., VIII, 87). Mais il n'est pas d'usage général. De même, de nos jours, il appartient surtout à la langue populaire : Je viens de voir une femme qui pleure dans la rue que c'est un déchirement (v. h., Af zs., Fantine, iv, i) ; — avec une vue qu'un Anglais vous en donnerait cinq mille francs pour l'emporter (gonc. G. Xac, 102) ; — un tas de farces qae j'en pleurais de rire (flaub., Bov,, 82).
On remplace souvent la proposition conséquentielle introduite par que par un complément construit avec à : Qu'est-ce qu'elle avait donc... à rester toujours à cette fenêtre ? (a. daud., Jack, 271).
Suppression de que. — En a. f. le que lui-même pouvait manquer : Ils Vaiment tant, ne li faidrnnt nient (RoL, 397). Cf. en f. in> : Ils l'aiment tant, ils ne l'abandonneront pas.
Pour que. — Une autre ligature très commune est pour que, issu de pour : Je ne puis pas laisser ta mère toucher à mes pierres... pour fiu'elle me perde encore un diamant (e. sue, Myst, ii, 98-99) ; — Que lui ai-je fait... pour qu'z7 me propose, en guise de remerciement, le désespoir, la fièvre et la mort? (g. sand. Elle et /., ch. iv, 38).
(1) Cf. niTCBiE, La conj. qae, 35.