‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 496 sur 586 · CHAPITRE VI LES ÉTATS, LES MANIÈRES D'ÊTRE ET LES CONSÉQUENCES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI LES ÉTATS, LES MANIÈRES D'ÊTRE ET LES CONSÉQUENCES

En coordination comme en subordination, il arrive constamment qu'on se serve de locutions de manière dans des systèmes conséquentiels. Parmi ces locutions, les plus communes sont : si, ainsi, de la sorte, de cette façon, de manière gue(l). Leur sens s'est si bien effacé, elles sont devenues d'un usage si purement logique qu'on n'y sent presque plus rien de l'acception primitive : Elle était un peu juste pour moi, de sorte 'qu'i'/s furent obligés de me donner de grands coups sur les genoux pour pouvoir enfoncer le couvercle (oautier. Jeun. Fr., 45) ; — Elle était mise très-simplement et voilée, en sorte que je ne pouvais voir son visage (musset, Conf,, 3« part., m).

Un verbe, un nom, un adjectif peuvent, nous l'avons dit, enfermer en eux l'idée de manière, de sorte que dans bien des cas une conséquence y est attachée : Thérèse, tu es donc devenue un monstre, que tu ne connais plus la pitié ? (g. sand, Elle et L, xiv) ; — Et quel aflreux projet avez-vous enfanté Dont votre cœur encor doive être épouvanté ? (rac, Phèd,, 223).

(1) Le XVII* s. usait de la locution de mode que. C'était un hispanisme, qui n'a pas duré.

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