‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 60 sur 586 · CHAPITRE III GENRE DES NOMINAUX, LE NEUTRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE III GENRE DES NOMINAUX, LE NEUTRE

Parmi les nominaux, les uns n'ont qu'une forme pour les deux genres : moi, toi; nous, vous; les autres ont deux formes distinctes : lui, elle ; eux, elles ; Puisqu'il est mort pour nous, je veux mourir pour lui (v. h., Chat., A un martyr).

Les nominaux neutres. — Les nominaux {/, ce, ceci, cela, tout, ne sont ni masculins, ni féminins, ils sont neutres : ceci tuera cela ; donnez-moi quelque chose de bon ; rien de nouveau ; - dites : ce qui viendra (rost., Chant., II, 1). En a. f. on trouve avec des nominaux l'adjectif neutre : pur ço que plus bel seit {Roi., 1004). Mais ce neutre n'a point d'autre forme en f . m. que celle du masculin. Il n'y a donc pas lieu d'y insister.

On trouve souvent le nominal neutre employé pour désigner des personnes, surtout à l'époque classique : Tout ce qu'i/ y a de beaux esprits au monde savent (malh., Lett., ii); — on en fit deux originaux signez de tout ce qu'i/ y avait de gentilshommes (bus.-rab., Mém., i, 249). La langue classique met alors presque toujours le verbe au pluriel : tout ce qu'il y a de rois sembloient faits pour m'aimer (corn., Psyché, 791); — tout ce qu'// y avoit de prêtres et de lévites se retirèrent auprès d'eux et leur demeurèrent toujours attachés (rac, Ath., préf.).

Page 1