CHAPITRE VIII NUMÉRATION DE im A UN MHXIARD
La quantité précise est l'objet des matliéma tiques, c'est-à-dire qu'elle a une terminologie spéciaie, très développée et très complexe. Nous n'examinerons ici que ce qui fait partie du langage courant, et tout d'abord la numération.
Origine des numéraux. — La numération française est composite; les nombres qui y entrent sont, les uns d'origine latine, les autres d'origine celtique, d'autres enfin d'origine française.
Un — en a. f. était déclinable : /
MASC. PÉM.
iSuj. uns une ( un unes
Pluriel
( R^g. un une \ uns unes
n ne subsiste plus aujourd'hui au pluriel que dans quelques expressions : les uns, les unes, quelques-uns, quelques-unes.
Deux était aussi déclinable en a. f.
Suj.
Rég.
dui, does dos, deus, does (1).
is se déclinait aussi :
Masc, Fém, Neutre
Suj.
Rég.
(rei treis treie ireis ireis
Cinq, six, sept, huit, neuf, dix, o.ize, douze, treize, quatorze, quinze, seize sont des mots héréditaires invariables.
Pour dix-sept, dix-huit, dix-neuf... on a compté par le chijffre des dizaines, auquel s'est ajouté celui des unités. On compte donc par addition, d'où l'introduction de et : dix et sept (2).
(1) En a. f. un autre mot signifiait Us deux (masculin : anz, féminin : amies); Amie (lém.) s'accolait souvent avec le masculin dut; on le trouve sous cette forme dans le Roland : ambedni uni meneillvs vasselage (1094). O a vécu Jusqu'au XII* s., on ne le trouve plus dans JoinviUe.
(2) En a. I. ei était régulier. 11 se rencontre encore fréquemment au XVI* s. Au XVf I* s., les grammairiens ne furent pas tous du mfme avlF. Ménage voulait qu'on dtt vingt et un, trente et un, soixante et un, mais il admettait : cait un, quatre-vingt-un (O., i, 482). Les écrivains du temps emploient le plus souvent la conjonction : Un aniy de vingt et deux onj (bal7., i, 187) ; foixan e et neuf professes (iiac., iv, 610, P.-R.). Mais dés la fin du XVII* s., l'emploi de la coo-