‹ La pensée françaiseChapitre 116 sur 155 · M. Rebière. La Comtesse Diane · texte numérisé non relu

M. Rebière. La Comtesse Diane

3. Jules Lemaître. Les contemporains, Etudes et portraits, deuxième série, Paris, 1907. (L'étude sur la comtesse Diane est de 1885.)

l \ l'i nsi i PB INÇAISE

— L'intelligence sert à tout, surtout à mettre en œuvre la bonté ; les sots veulent être bons, mais ne savent pas.

— Je ne crains pas Dieu, s'il sait tout.

— La calomnie est comme la fausse monnaie ; bien' des gens qui ne voudraient pas l'avoir émise, la font circuler sans scrupule.

— Tout être aimé qui n'est pas heureux paraît ingrat.

— Celui qui arrange un mariage sacrifie d'ordinaire une de ses connaissances à une de ses amies.

— On est tenté de croire qu'on fait bien dès qu'on se sacrifie. Comme l'évidence, l'abnégation a son aveuglement.

— La vraie séparation est celle qui ne fait pas souffrir.

— Ce qu'on dit à l'être à qui on dit tout n'est pas la moitié de ce qu'on lui cache.

— Quand on aime, on se sent moins d'esprit ; quand on est aimé, on en a davantage.

— Pour bien donner comme pour bien recevoir, il n'y a qu'à laisser voir son bonheur.

— Il faut qu'un homme soit bien aimable pour qu'on lui pardonne de n'être pas celui qu'on attendait.

— La plus efficace des consolations est d'avoir à consoler.

— Les belles dents rendent gaie.

— La charité du pauvre, c'est de vouloir du bien au riche.

I \ l'FNSBE FRANÇAIM 31fl

— L'indulgence qui excuse le mal est moins rare que la bienveillance qui ne la suppose même pas ; parce qu'on se fait moins d'honneur en ne soupçonnant rien qu'en pardonnant tout.

— La morale nous défend de céder à la tentation et ne nous console pas toujours d'y avoir résisté.

LA PENSEE PRANÇAI9E

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