‹ La pensée françaiseChapitre 152 sur 155 · VÉRA. DE TALLEYRAND-PERIGORD · texte numérisé non relu

VÉRA. DE TALLEYRAND-PERIGORD

— Dans le monde, comme entre les puissances, règne l'entente cordiale de la méfiance réciproque.

— L'espérance est un emprunt fait au bonheur.

— Il y a des gens qui connaissent tout et ne savent rien.

— La mariage moderne, c'est la clef des champs et la clef du coffre-fort.

— Rien ne calme comme une décision prise.

— Souvent le plus intéressant est ce qu'on ne dit pas.

— Le plus lucratif des commerces serait d'acheter les gens ce qu'ils valent et de les revendre ce qu'ils s'estiment.

— Pour fonder un salon :

Bien les asseoir,

Bien les nourrir,

Et les laisser s'entretenir.

— De nos jours, on écoute peu et l'on cause encore moins, mais on bavarde davantage.

— La beauté attire, l'esprit charme, la bonté retient.

1. Comtesse Véra de Talleyrand-Périgord,Pe/isées nouvelles et Souvenirs anciens, Paris, hors commerce, 1912 (Imprimé chez Maretheux).

i.VJ

— On n'a dans le monde que l'importance qu'on se donne.

— 11 faut cinq minutes pour faire un faux-pas et toute la vie pour l'expier.

— Le seul capital qui ne coûte rien et qui rapporte beaucoup c'est la flatterie.

— Le calme d'une belle soirée est comme le repos de l'âme. Elle donne à nos facultés le moyen de sentir ce que l'agitation de la journée nous dérobe.

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