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!\ PH0D1 CTION 37
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Certains reprocheront peut-être à nos notices biographiques et bibliographiques leur brièveté. C'est à lessein que nous les avons rédigées telles prétendant 'éagir contre la manière d'érudition facile qui sévit lujourd'hui. Plutôt qu'à la vie des auteurs, nous nous sommes attachés à leurs pensées, réservant à celles-ci a plus large place dans le petit espace accordé à chacun. Ce qui nous intéresse dans Pascal ce sont ses pensées plutôt que le récit du fameux accident de Neuilly. ^ous n'avons pas voulu imiter tel universitaire consilérable flanquant cette pensée : « L'homme est un roseau pensant » d'un renvoi en bas de page ainsi conçu : < Profonde pensée ! » et cette autre « ... un moment între deux infinis » d'un renvoi plus magnifique encore, lébutant ainsi : « Ici, Pascal veut dire... » Laissons ces ^ais passe-temps aux érudits prétentieux, jaloux des auriers de ce bon père Jésuite qui, parvenu dans son Commentaire de Corneille à l'apostrophe célèbre :
Meurs ou tue !
écrivait en bas de page :
« Très beau vers, mais, il ne faut pas oublier que ['Esprit saint a dit : Non occides. Tu ne tueras pas ! »
38 LA PENSÉE FRANÇAIM
Enfin, malgré le titre de ce recueil : La pensée française, nous y avons fait figurer les pensées de quelques étrangers, tels qu'Oxenstiern et le prince de Ligne qui ont écrit leur œuvre originale en français. Ces hommeslà n'ont pas seulement écrit, ils ont pensé en français, donc en Français et c'est là, surtout, ce qui importe. En somme, cette anthologie mérite bien son titre. Nous inspirant des considérations développées au début de cette Introduction, nous eussions pu, peut-être, l'intituler : La sagesse française ou même, généralisant davantage : Le livre de la sagesse. Mais pourquoi, par avance, rebuter le lecteur ? Sages ou folles, ces pensées le contenteront, car elles sont l'exquise floraison « aux reflets multiples et changeants » de l'esprit de notre race.
LA îTNSi'r FRANÇAISE 99