‹ La pensée françaiseChapitre 40 sur 155 · François Bernier, le célèbre voyageur · texte numérisé non relu

François Bernier, le célèbre voyageur

2. Réflexions, sentences el maximes morales, mises en nouvel ordre, avec des notes politiques et historiques par M. Amelot de la Houssaye. Nouvelle édition corrigée et augmentée de Maximes chrétiennes. Paris, chez Ganeau, rue Saint-Séverin ; Bauche, quai des Augustins et d'Houry fils, rue de la Vieille-Boucherie, 1754. Avec approbation et privilège du roi.

Ces réflexions, sentences et maximes sont celles de la Rochefoucauld, annotées par Amelot. Les Maximes chrétiennes de M,ne de la Sablière sont placées à la fin du volume et ne sont pas annotées.

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coûte rien de rendre insupportable pour les autres un joug que Ton ne veut pas s'imposer à soi-même.

— Quand nous nous affligeons de nos fautes sans nous en corriger, c'est une marque que cette tristesse procède de l'orgueil et de Famour-propre.

— Les gens de bien, par leurs bons exemples, corrigent souvent les défauts des autres sans les reprendre ; et ceux qui ne le sont pas, reprennent souvent les défauts des autres sans les corriger.

— On corrige plutôt les défauts des autres en les souffrant avec patience qu'en les reprenant avec orgueil.

— Nous avons une défiance timide de la providence de Dieu dans les affaires temporelles ; et, pour l'affaire du salut, nous avons une confiance téméraire en sa miséricorde.

— Nous ne pourrions souffrir que les autres prissent autant de soin de nous fuir que nous en prenons de nous fuir nous-mêmes en nous répandant au dehors.

— Les habitudes de la vieillesse ne sont pas de moindres obstacles pour le salut que les passions dans la jeunesse.

— La prière a pour fin l'accomplissement de la loi ; ainsi, qui s'acquitte de quelque devoir prescrit par la loi fait quelque chose de plus agréable à Dieu que de prier.

— Il est difficile de vaincre ses passions mais il est impossible de les satisfaire.

— Quand nous négligeons notre salut, ce n'est point la charité qui nous fait travailler à celui des autres.

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