‹ La pensée françaiseChapitre 80 sur 155 · Célèbre violoniste · texte numérisé non relu

Célèbre violoniste

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sur les voyages ' Discours sur le bonheur que procure l'élude ; sur la mort de Girodet ; des Chants patriotiques ; Camille ou Amitié et imprudence ; Sapho, tragédie lyrique, représentée en décembre J7(.)i et qui eut plus de cent représentations.

— Une des choses que nous avons le plus de peine à nous persuader, c'est que les autres puissent aimer ceux que nous n'aimons pas.

— L'homme qui vit dans le sein de sa famille et qui y est parfaitement heureux est une pauvre ressource pour les infortunés.

— On n'a jamais tant d'aplomb dans sa philosophie que quand on peut s'en passer pour être heureux.

— Nous avons souvent pour les autres des délicatesses qu'ils n'ont pas pour eux-mêmes.

— Le dévouement continuel d'une ânrce généreuse devient bientôt une sorte d'obligation que chacun lui impose sans s'en apercevoir.

— Il arrive un âge où tout ceque l'on voit n'est qu'un* répétition de ce que Ion a vu et où on semble ne plus vivre que par habitude.

— Une femme vraiment délicate et sensible éprouve une foule de sensations qui sont inconnues à la plupart des hommes.

— La résignation que l'on acquiert avec l'âge, et qtiejj l'on prend pour le fruit de la réflexion et de la sagesse n'est que la première déchéance de l'esprit et de la force dans l'âme.

— Les petites âmes ont seules le secret des petites âmes.

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— Les hommes dous piochent sans cesse la douceur et la patience parce qu'ils trouvent plus facile de nous élever à supporter leurs défauts que de s'étudier à les vaincre.

— Nous aiiuons la morale quand nous sommes vieux par ce qu'elle nous fait un mérite d'une foule de privations qui nous sont devenues une nécessité.

— On ne manque jamais de raisons pour justifier ses goûts.

— Il est facile d'offenser les petits esprits parce qu'ils se font des mérites d'une foule de choses dont un esprit élevé n'a pas même d'idée.

— L'esprit d'observation nous élève tellement au-dessus des autres hommes qu'il nous rend comme leurs juges naturels.

— Il y a des gens qui semblent n'avoir attendu que e bonheur pour être ridicules ou extravagants.

— Rien ne plaît de la part de ceux qu'on n'aime pas.

DE VANiERE

De Vanière, l'auteur du Journal de pensées l, recueil périodique qui parut pendant quelques mois, est le fils d'Ignace Vanière, neveu du célèbre P. Jacques Vanière, de la Société de Jésus, poète latin renommé. De Vanière, outre ce Journal de pensées, a écrit Eclairs du sentiment. (Rouen, 179&, in-8).

— Quand deux hommes se disputent c'est qu'il y a un sot parmi eux.

— En fait de pensées, il n'y a rien de profond par essence. Il n'y a de profond que ce qui n'est pas clair.

— L'homme qui aime la bonne compagnie est souvent seul.

— L'opinâtreté à faire le bien est un héroïsme.

— Les hommes corrompus ne consentent à la Divinité qu'autant qu'elle ne se mêle de rien.

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