AVANT-PROPOS : XXI
maîtres, d’un Plaïon, d’un Aristote, « a des profondeurs qu’eux-mémes n'oni pas aperçues » : & n'esi-ce pas précisément par les tendances obscures, auxquelles ils ont obér, sans en avoir une claire conscience, que s'expliquent l'influence de leurs doctrines et leurs développements ultérieurs P » (1). En fait, ce livre prouve que l'histoire de la pensée grecque est possible et qu’elle est fort avancée.
A la fin d’une excellente revue générale de philosophie ancienne, G. Rodier se plaignaït que l’immense effort de la
. philologie n’eût pas encore produit ouf son efjet pour
l’histoire de la pensée : « Les matériaux soigneusement vérifiés s'accumulent à pied d’œuvre, tandis que l'édifice paraît à peine progresser. C’est sans doute que la tâche des
architectes est la plus difficile, et leurs constructions souvent
hâtives et provisoires. Mais c’est suriout qu’à force de porter son attention sur le choix des prerres, on n’a plus le Femps de les assembler en assises (2). » Voici l’édifice complet : Parchilecte a su utiliser et dominer sa prodisieuse érudition. Une interprétation sagace el prudente des doctrines ; une caractérislique vigoureuse des systèmes et des écoles, qui fait des débuïs et des fins de chapitres de précieuses ‘et lumineuses Joiniures ; les citations nécessaires, et rien de plus, mais le texie des penseurs formant la substance même de l'exposé ; des portraits singulièrement vivants : il y a là un ensemble de qualités qui comblerait les vœux du prédécesseur de Léon Robin à la Sorbonne.
HENr: Berre.
(1) G. RODIER, art. cilé dans la Rev. de Synth. hist., ?, XZII (1906), pp. 214, 562.
(2) Ibid., p. 361.
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