‹ La pensée grecque et les origines de l'esprit scientifique ... 1923Chapitre 72 sur 117 · III, 4-8 ; IV, 12, 2219 57 ; VIII · texte numérisé non relu

III, 4-8 ; IV, 12, 2219 57 ; VIII

ment du mouvement, ou mouvement sans mouvement, ce qu’'Aristote, on l’a déjà vu, juge déraisonnable. Dès lors, la substance étant, pour l’instant du moins, laissée de côté, ainsi

ue le temps, propriété du mouvement, et quelques catégories mineures, on distinguera le mouvement dans la quantité, accroissement et décroissemeni, le mouvement dans la qualité, ou altération (äolwo:s), le mouvement dans le lieu, ou /ranslation (oo). De ces espèces, que Platon avait déjà en partie distinguées (1), la dernière est impliquée par les deux autres : pour qu’il y ait altération, il faut en effet que lagent se rapproche du patient, et, dans l’accroissement ou son opposé, le corps, changeant de grandeur, change donc de lieu, mais toujours jusqu’à un certain terme. Pareillement Paltération, même si, comme la congélation, elle se fait tout d’un coup et en masse, ne modifie qu’entre certaines limites la constitution qualitative de l’être. C’est que la translation que supposent ces mouvements finis est une translation rectiligne, astreinte à se recommencer sans cesse, Or celle-ci, pour que le mouvement soit vraiment continu et un, suppose enfin une translation parfaite, qui ne comporte ni commencement, ni milieu, ni terme, bref la translation circulaire (2).

C'est à cette condition première, et, par suite, au mouvement du Premier Ciel, que se rattache un processus dont le rôle est considérable dans la physique, et qu’Aristote considère ordi-

nai: ement comme la quatrième espèce de mouvement, celui

qu à lieu dans la substance : la génération et la corruption (yévecis, o00p4). Une chose commence ou cesse d’exister. Mais ce passage du non-être à l'être, ou inversement, se fait entre des contradicioires, non entre des contraires. Ce n’est donc pas, à la rigueur, un mouvement. De toute façon, par conséquent, le cercle des générations, dont il était tout à Pheure question, ne serait qu’un reflet brisé du mouvement circulaire;

(1) Théél., 181 cd. ; Parm. 138 bc. Voir en outre ici, p. 279. (2) Phys., V, 1,2; VIII, 7, 8.

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