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lumière de foi, vertu et sainteté (r), — ou de vouloir plus”
ou moins profond, plus ou moins fort et vrai, correspondant à ce qui est en chacun de nous absolu ou relatif (2), — ou
encore d'inspiration poétique et des moyens par lesquels devien-
nent possibles une pénétration sympathique des êtres et des
__ choses, une révélation des âmes et de leur ineffable originalité intime (3), — ou enfin de pensée immédiate et intuitive dans
l’ordre spéculatif ou pratique (4), — on est à coup sûr au dessus et non au-dessous de la conscience commune, au delà et
non en deçà, puisque le résultat final est accroissement de
valeur, en connaissance, en pouvoir, en pureté d'esprit. Ces brèves indications donnent peut-être un schéma de
preuve dont il est aisé d'entrevoir déjà que l’achèvement serait
facile. Toutefois je n'ai point ici à poursuivre jusqu'aux retraites les plus cachées une étude approfondie de la supra-conscience. L'invention n’en fait intervenir que la frange inférieure, celle qui reste encore dans une pénombre à demi éclairée, celle qui touche aux activités de discours. Attachons-nous donc à cette zone de transition pour en observer de plus près les démarches propres. C'est le domaine par excellence de la philosophie bergsonienne, dont la méthode se laisse transposer sans peine en discipline de l'invention. Nous en avons remar-
(x) La littérature mystique fournit des documents innombrables et d'une
précision bien probante. — Sur la philosophie de la prière, notamment, voir: Bremonp, La Métaphysique des Saints, tomes VIL et VIII de l'Histoire déjà
citée, On y trouve un choix etun commentaire également remarquables des principaux textes français du xvne siècle,
(2) Voir mon volume sur Le problème de Dieu, p. 162 et suiv. Crises du Livre, 1929).
(3) Voir Bremon, Prière et Poésie, p. 112-140 en particulier,
(4) Voir mon précédent volume sur La pensée intuitive.