‹ La Pensée Politique et Sociale d'Alfred de Vigny: Documents InéditsChapitre 103 sur 311 · J.,R. D. M., 705 (28 déc · texte numérisé non relu

J.,R. D. M., 705 (28 déc

7. Cité dans Herrior, Madame Récamier, IT, 269. Cf. Vigny : « Cet admirateur imberbe de Saint Just et de Robespierre... » (.St., 226).

Oreste ou Hamlet (1) ». Maint libelle, d’un style outrancier (2), ressuscite les menaces des « Sans-culottes »: le mot reparaît. Voici la «Société des Amis de la Liberté et de l’Égalité» qui, sous la présidence d’Eugène Plagniol, célèbre, le 14 juillet 1831, des «souvenirs tellement sublimes qu’on craint de les affaiblir en les analysant (3) ». Les Lettres du P. Duchesne renaissent (4). Vigny a pu lire, attiré par le titre, la « vie politique, morale et criminelle du clergé et de la noblesse française » par M. Bunel, capitaine en retraite. En voici quelques lignes : « Existe-t-il quelques inventions utiles pour les arts et pour la prospérité de notre commerce, sorties du cerveau de notre noblesse ? Il est aussi facile d’avoir l’âme haute sous un habit de bure que l’âme basse sous un cordon. Quand la noblesse, si courageuse, a émigré du royaume et que la France s’est levée en masse, était-ce la noblesse qui commandait les armées ? (5)'» Les plaquettes de ce ton sont innombrables. Horace Raïisson publie, en 1830, une « Histoire Populaire de la Révolution française », du style le plus violent (6). Le Procès des Quinze, intenté au début de 1832 à un groupe de républicains, provoque cette déclaration de Thouret, l’un des accusés : « Ne parlez donc pas toujours des massacres de 1793, quand vous glissez si légèrement sur ceux de 1815 ! (7) » Quelques jours avant, du

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