‹ La Pensée Politique et Sociale d'Alfred de Vigny: Documents InéditsChapitre 158 sur 311 · Ibid, 537 et suiv. 6. D · texte numérisé non relu

Ibid, 537 et suiv. 6. D

4. Ciroeux, o. c., 1919, 535. Cf. D., 155. Mais nous savons, par une foule d'exemples, que Vigny travaillait en se résumant,

2. Jusqu'à cette date, le symbolisme de Vigny s’est appliqué à transfigurer des personnes (Moïse, Eloa, Emmanuel et Sara, la Fille de Jephté, le Trappiste

Mais, en 1837, le mythe est encore profondément engagé dans le lcours du roman (1) ; il est « moins un procédé d’investigation qu’un décor (2) ». De même que Cing-Mars donne une impression de xvire siècle, de même que Stello évoque au moins un aspect de la Terreur, de même Daphné reproduit, sans la travestir, la disposition générale d’un banquet platonicien. Là s’arrête l’imitation. Son Julien, son Libanius sont aussi imaginaires que son Richelieu ou son Chatterton. Une fois de plus, il pourrait dire : « Le nom était tout pour moi. »

Le site même de Daphné ne doit à Vigny que sa valeur mystique : « Le temple et le village, dit Gibbon, étaient cachés dans un bois épais deslauriers et de cyprès, de dix milles de tour, ete., (3) ». C’est ce que Vigny interprète en ces termes : « Je voyais, à travers les colonnes du portique, les lauriers du bois sacré, etc. (4) ».

Si la grâce du site a été suggérée par Gibbon, c’est Le Beau, peut-être, qui a souligné la beauté de la statue d’Apollon. « Le feu, dit-il, prit au temple d’Apollon, à Daphné, etc. (5) ». L'Empereur lui-même se borne à ce sujet, dans toute son œuvre, à des mentions assez sèches (6) ; il s’indigne de l’incendie du temple, allumé

par les chrétiens (7) ; il le cite comme un lieu de dévotion, à l’an-

tique, avec saintes images, libations, chœurs, encens, jeunes gens en robe-blanche, et non pas comme ce collège d'humanité divine,

Sémélé, Chatterton) ; des collectivités concrètes (Paris) ou des animaux (la Poule Blanche de la Veillée), Lie symbolisme des Destinées sera un développement de mythes, où les choses (Flûte, Maison du Berger, Bouteille...) s’animent d’une idée, L’exemple en est donné dès Daphné (le Cristal de la Momie).

4. La transition du roman au poème est attestée par le symbole de la poudre de diamant (qui a le même sens que le cristal) ; quelques lignes, relatives à ce symbole, figurent sous la rubrique À, dans le Journal d'un Poète (J. R, D. M. 714-715) ; d’autres, sous le titre Poème et dans les notes inédites,

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