Tocquevizee, De la démocratie en Amérique, II
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9, Cf, J., 234 : « Washington..., généralissime et vainqueur, n’avait qu’un mot à dire. pour être dictateur ; il fit ce que lui seul avait le pouvoir d'accomplir:
Le rôle de l'Intelligence est diffus autour du Défricheur, dans son œuvre civilisatrice.
Vers cette époque, Vigny s'intéresse aux questions d’enssgnement (1) ; il veut qu’on forme non de beaux esprits, mais des travailleurs techniquement cultivés. « Rien de plus niais, écrit-1l en 1842, que la routine du grec et du latin pour tous... La majorité de la nation a besoin d’une éducation professionnelle et spéciale (2). Cette idée était d’origine saint-simonienne (3) ; Vigny y resta attaché toute sa vie (4). Chevalier la défendait en ces termes (1838) : « Nous élevons aujourd’hui les fils de bourgeois comme s’ils étaient tous destinés à devenir membres, les uns, de l’Académie française, les autres, de l’Académie des Inscriptions, quelques-uns, de PAcadémie des Sciences (5) ». Pareille erreur ne se rencontre pas chez les Anglo-Saxons, et, dès 1836, il décrivait l’habileté pratique des colons qui, de leur main, élèvent leur maison (6). A sa suite, Vigny insiste sur le confort européen de la ferme américaine (7).
il licencia l’armée et donna sa démission. » Cf., Poèmes à faire : Les Monuments: «.. Et vous, Washington, vous n’avez qu'un tertre de gazon ». (J.,237). On notera également le respect que lui porte Beaumont (DE BEAUMONT, Marie, 1, 242).
4. Sans doute refuse-t-il de prendre parti entre l'Eglise et PUniversité; tout enseignement collectif — il songe à l’internat — laïc ou religieux, lui paraît mauvais (Corr., 15 nov. 1843) ; il répétera à Mme Lachaud : « Vous avez raison dene pas laisser Georges en pension entière et complète. Il est bon que les enfants reviennent le soir entendre le langage de leur famille. » (Corr., II, 154-155, 1857). Ses préférences sont pour l’externat libre ou la demi-pension.
3. Outre M. Chevalier, dont la formation était Saint-Simonienne, Brottier avait lutté contre l’abus du grec et du latin ; il voulait « l’alliance. de Pécoleset de l'atelier » (Werzu, o. c., 196-199). \
4. En 1852, il préconisera la réduction de l’enseignement du grec à une année, « pour les racines »; l’auteur de Daphné ne craint pas d’ajouter : « Il n’y a pas vingt hommes de lettres que l’on surprenne lisant avec délices dans la solitude un livre grec. J’ai vu des élèves qui avaient remporté dix prix de grec l'oublier en cinq ans. » (Journal Inédit).
5. CHEVALIER, Des intérêts matériels en France, 13. Le même espritse répandait dans les milieux officiels. La philosophie avait cessé d’être enseignée en latin depuis 1830 ; Barante écrivait à Anisson Du Perron le 26 octobre 4844 : « Il faut que l’éducation classique et latine devienne peu à peu une spécialité. M. Guizot le sait bien » (cité par CæaRLËTY, la Monarchie de Juillet (dans LAvisss8. Histoire Contemp.), 218). Dès 1823, un esprit aussi conservateur que Joseph Droz avait parlé de substituer graduellement les sciences au latin (Droz, De la philosophie morale, 262), et l’on sait que Ballanche croyait àFinutilité présente du latin, prochaine du grec. ;
6. Chevalier décrit le « petit salon luisant de propreté » (chez un farmer), avec les « jeunes garçons bien peignés et les, jeunes filles, vêtues presque à la dernière mode de Paris » (CHEVALIER, Lettres sur Amérique du Nord).
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