Idem, 1862, 224. 3. Idem
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sans ménagement (1):« On ne récuse pas ses origines. L’honorable M. de la Rochejacquelein s’en souvient et moi aussi... Pendant que ses honorables ancêtres tombaient sur les champs de bataille de la guerre civile sous des balles françaises, nos pères à nous tombaient à Waterloo sous des balles anglaises » ({nterruptions nombreuses) (2).
Dans ce débat confus, les bonapartistes de gauche, pour lesquels Vigny n’était'pas sans sympathie, avaient fait le procès des hommes, non seulement de juillet. mais de 1815 ; les Ségur, les La Rochejacquelein, en prédisant à l’Empire la fin de Charles X, avaient
…[Hurlé] à grands cris quelque sombre horoscope, (3)
et Vigny ne leur pardonne pas d’être sévères aujourd’hui après avoir été imprévoyants si longtemps.
Toute démocratie est un désert de sable :
Il y fallait bâtir, si vous l’eussiez compris.
Il ne songe plus ici à Ségur, mais aux hommes de Louis-Philippe en général, aux professeurs qui « enseignent tout » et n’ont pas cherché à bâtir, c’est-à-dire à fonder une élite rationnelle capable de remplacer la noblesse détruite, entre le roi et le peuple (4). Puis, le souvenir de Villemain se réveille :
Corrupteurs ! Vos délits furent mal expiés.
C’est à sa propre apologie qu’aboutit le poème. L’image du Diamant, déjà familière, à la Maison du Berger, s'associe à celle du Cristal : l'esprit s'associe au cœur.
Le « Cristal » c’est la force morale de l’homme, c’est « la vue et la clarté du juste (5) ». Vigny ne sépare pas la raison de la justice.
4. Il se proclame « révolutionnaire, révolutionnaire honnête » ; et, tout en regrettant d’être « obligé de rappeler ces funestes souvenirs », il évoqua le retour de l’Ile d’Elbe, Napoléon accueilli aux cris de : « A bas les traîtres ! » On entendit « les prêtres » et ce fut un tumulte.