Lecture à l'Académie des sciences morales et politiques
< élubli h; prntt\staiitihiin' |H)ur voIit II on vciTuit ceux du xix" Miècle réUiblii > i pour « rafTorniir leurs trônes, mis en Tair pa: principes prolestants >, et que la conversion des protestants devait commencer par les princes *.
Imaginez un diptyque : d'une part, un pape,
oi.iïé de la tiare, dressant devant les trônes sa
ilhouette protectrice ; d'autre part, derrière Luther
et Calvin qui prêchent, des trônes effondrés, dea
couronnes gisantes. Voilà le parallèle où Maîatre
so complaira toujours. Kh bien oui I proclame
lopuis cent ans une certaine apologétique protea-
laiite, la Réforme fut effectivement la mère ligi-
tinie des libertés modernes. Et cette apologétique
arbore quelques pages de Théodore de Bèze, et de
lurieu, et des Genevois du xviii* siècle; elle
irbore le pavillon du A/ay-/7oi£?er portant jusqu'en
Amérique des Ames dites rebelles parce que libres;
cl puis, acceptant ainsi comme un honneur ce que
Maistre alléguait comme une flétrissure, elle se
retourne contre le catholicisme pour dénoncer en
lui l'auxiliaire systématique des tyrannies.
Mais voilà retentir, en plein x m* siècle catholique, dans un livre qui n'est rien de moins que la Somme, la voix de saint Thomas d'Aquin, pro-