‹ La pensée religieuse de Joseph de Maistre; d'après des documents inéditsChapitre 43 sur 101 · Œuvres, I, p · texte numérisé non relu

Œuvres, I, p

4. Œuvres, XIV, p. 156; cf. dans les Considérations (Œuvres, I, p. 27 et 85), les deux passages sur le Comité de salut public et Robopierre. Sur Joseph de Maistre et Robespierre, voir un curieux article de M Vermale dans les Annales révolutionnaires de mars«avril 1920.

suit a MuihtiT comme sortant, cllr au.»>si. •!• lit-. les règles ordinaires; et ces deux prodigt::», ch.iU ment ot protection, lui seml)laient se multiplier l'un pur l'autre*. Il écrivait en \1\U :

€ L'em[)ire de la coalition sur la Franco et la division de ce royaume seraient uo des plus grands maux qui pussent arriver à l'humanité. Je vois dans la destruction do la France le germe de deux siècles do massacres, la sanction dos maximes (lu plus odieux machiavélisme, l'ahrutissement irrévocable de l'espèce humaine, et mémo ce qui vous étonnerait le plus, une plaie mortelle à la religion *. »

Sous l'allier regard de ce gentilhomme sans terre qui |>lanait au-dessus do la terre, deux forces, qui toutes deux erraient, étaient donc aux prises dans la fourmilière humaine : d'une part, la Révolution, qui combattait consciemment le règne de Dieu, et qui, sans le savoir, servait ses (k\ssoins; et d'autre part la coalitiou, qui, en voulant détruire la Franco, contrecarrait inconsciemment le plan divin, et dès lors était d avance vaincue. Et par-dessus tous ces ennemis, volontaires ou involontaires, do ses conseils et de son Esprit, Dieu régnait. Nécessité européenne de la

Page 1