CBuvres, IX, p
France, sans laquelle rien de grand ne se fait, et qui a quelque chose à faire en ce monde, dont personne ne peut se mêler S nécessité pour l'Europe de respecter les susceptibilités françaises et de protester, même en combattant Napoléon, qu'il ne s'agit point du démembrement de la France-; nécessité de comprendre, comme une maxime aussi certaine qu'un axiome de mathématiques, qu'aucun ennemi personnel de la France comme France n'était propre à combattre la France^; voilà les thèmes sur lesquels Maistre, dans ses lettres écrites de Russie, revenait si volontiers, qu'à son retour en Piémont on l'appellera le Français, il Francese K
C'est en déchiffrant dans les conseils du ciel les énigmes de la terre, que Maistre comprit l'éminente dignité de la nation française dans la chrétienté; et c'est à la faveur de cette même optique que, si convaincu qu'il fût du triomphe Qnal de la royauté, il échappa cependant à l'état d'esprit des émigrés et des ï\iI\xy^ ultras. La contre-révolution,
1. Œuvres, IX, p. 396; X, p. 238; XIII, p. 169. a. OEuvrea, IX, |>. 440; X, p. 223.