CEuvrtt, I, p
2. (Eutrres, Xll, p. 138. — DetcotlM, Corrftpondojil, iS Jaillct 1S99, p. 249.
\\. CEuvrea, XIII, p. 426. De fait. Rodolphe de Mtistrr. dont
ducatioD religieuse avait jadis été confiée per Meittre à un
luicD Jésuite [Joumai, 23 janvier 1800), aime beaucoup les
Jt suites à son tour, puisqu'une maoifratattOD qu'il ritqiiadaiM
Il presse en leur faveur le fit révoquer, en 1848, de tee fooe-
>Qs de gouverneur de Nice (Margerie, Joêeph de Mmshr,
I2i4 LA PENSÉE RELIGIEUSE DE JOSEPH DE MAISTRE
Vuarin, je me ferais Jésuite, mais elle ne veut pas se faire religieuse ^ » Une autre fois, se rappelant apparemment ses complaisances de jeunesse pour la pensée de Rousseau, il écrivait : « Je dois aux Jésuites de n'avoir point été un orateur de l'Assemblée constituante*. » Et dans Y Essai sur le principe générateur, qui est de 1809, Maistre rêvait d'une statue de saint Ignace, dressée « dans quelque ville opulente assise sur une antique savane », et libellait à l'avance l'inscription du piédestal : A rOsiris chrétien^.
Pouvait-il mieux témoigner à ces Jésuites sa déférence intellectuelle, qu'en adhérant finalement à toutes les nuances de leur jugement sur le sacre de 1804, sur ce geste papal qui avait offusqué, à vif, toutes les susceptibilités de Maistre, comme si tout un pan de sa doctrine politique s'était senti sapé?