‹ La pensée religieuse de Joseph de Maistre; d'après des documents inéditsChapitre 7 sur 101 · Descostes, op. cit., I, p · texte numérisé non relu

Descostes, op. cit., I, p

4. Maistre à De Place, 7 septembre 1818 (Latreilie, Revue Bleue, 9 mars 1912, p 294).

.•S. Œuvres, VII, p. 141.

tait alarmée par los raisons i qu'alléguaient les l>hiIosophes contre le déluge '.

Mais tout au fond de son être, ces importations intellectuelles se heurtaient à un tuf de croyances religieuses et de traditions patriciennes. Telles (OS couleurs voyantes qui rapidement polissent et s'éteignent, les empreintes du philosophisme sur la pensée de Maistre étaient superGcielles et fragiles. Membre d'un patriciat qui n'était pas une simple parure de cour, et qui affectait de se sentir un rouage de l'État, Maistre, à ce titre, — ses ('crits ultérieurs en font foi, — se réputait investi il'une sorte de « sacerdoce laïque », et rigoureuseraent obligé à défendre l'esprit national et à veiller, spécialement, sur la religion, c la première cl la plus sacrée des propriétés > du patricien*. V Eloge de Victor^ Amédée célébrait la religion, non seulement comme c l'hommage indispensable de la créature au Créateur », comme c le lien sacré qui unit la terre au ciel », comme c l'espoir de riiomme vertueux », comme c le motif unique qui attache le malheureux à la vie », mais aussi comme < le plus puissant des ressorts politiques et le vrai nerf des États » ; et le jeune orateur

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