‹ La pensée religieuse de Joseph de MaistreChapitre 50 sur 109 · Œuvres, X, p · texte numérisé non relu

Œuvres, X, p

4. Descostes, Joseph de Maistre avant la Révolution, U, p. 341/. — Lamennais dira dans le Défenseur : « La véritable patrie de M. de Maistre, sa patrie daffcction, est la France » (Paillette, op. cit.. p. 323). — Cf. Yves de la lirière, fîiwde*', 5 février 1921, p. .354-3.18.

pour ceux-ci, devait être une réaction contre des faits acquis, et comme une révolution contraire; pour Maistre, elle devait être une réaction contre les doctrines, et le contraire de la Révolution. Douloureusement, il observait les chimères qui avaient inspiré l'entreprise à jamais lamentable de Quiberon; les émigrés lui semblaient destinés à échouer toujours : « Nul homme qui a suivi les rois, écrivait-il, ne peut les rétablira » Puisque la contre-révolution serait non seulement permise mais voulue par Dieu, par l'auteur de l'ordre, elle aurait dans son allure quelque chose de divin, c'est-à-dire de doux et d'impérieux; elle serait favorisée par la « nature » ; elle s'accomplirait sans aucune de ces secousses que Maistre détestait; elle exclurait toute Terreur blanche-. On se demande, en vérité, comment Edmond Scherer put un jour écrire : « Maistre a oublié qu'une révolution ne disparaît point sans avoir durablement modifié l'état antérieur des choses' ». Tout au contraire, Maistre était hanté, douloureusement hanté, par cette idée que « le bonnet rouge, en touchant le front royal, avait fait disparaître les traces de l'huile sainte ; » que « le charme

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