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se fier même à une espérance déterminée », que « pour bâtir il fallait des pierres et qu'il n'y en avait plus' ». Mais le catholique, en Maistre, allait consoler les déceptions du légitimiste : Maistre allait prêter aide à Dieu, pour accélérer ainsi la clôture providentielle de F « époque » révolutionnaire.
Quel chaos que cette Russie ! A la tête de onze millions de catholiques romains, un métropolitain qui depuis trente ans trompait le Pape, Siestrzencewicz : il déduisait de certains textes de saint Paul la suprématie du Tsar sur toutes les Eglises de son empire, et s'accordait à merveille avec l'esprit joséphiste de la haute chancellerie impériale. Maistre, en face de l'établissement catholique, apercevait une vaste (( tribu de Lévi, un peu moins considérée que l'ancienne, fils d'esclaves ou fils de prêtres- ; « C'était le clergé de l'Eglise orthodoxe, — de l'Église photienne, comme il aimait à dire, pour que cette Église, « continuellement rappelée à son origine, y lût constamment sa nullité^. » Sur
1. Lettre du 20 juillet-2 août 1803, publiée par M. Louis Arnould dans son livre : La Providence et le bonheur d'après Bossuel et Joseph, de Maistre, p. 192-193. (Société française d'imprimerie, 1917), qui est une excellente interprétation du « providentialisme » de Maistre.