‹ La pensée religieuse de Joseph de MaistreChapitre 64 sur 109 · Œuvres, XI, p. 519, et VIII, p · texte numérisé non relu

Œuvres, XI, p. 519, et VIII, p

3. Œuvres, IX, p. 247; XIII, p. 110; VIII, p. 170-171 et 359.

ridicule ». Le clergé russe, alarmé, songeait un instant à un Jésuite pour occuper la chaire de Fessier; et puis on s'adressait, finalement, à un protestant allemand nommé Horn \ Un livre latin de l'archevêque Méthode : Des choses accomplies dans la primitive Eglise, que Maistre lisait en 1812, lui apportait une nouvelle preuve des infiltrations protestantes dans l'Eglise russe : il rédigeait en latin, contre ce livre, les Réflexions critiques d'un chrétien dévoué à la Russie ^. Et ces coquetteries du clergé russe à l'endroit du clergé luthérien révélaient à Maistre l'accord de ces clergés (( sur deux grands dogmes : l'amour des femmes et la haine du Pape^ »

Mais que pouvait-il advenir du dialogue entre Pétersbourg et Rome, ébauché sous Paul I", si Pétersbourg devenait une colonie intellectuelle du luthéranisme? Maistre, un jour de 1807, devisait de la réunion des Eglises avec trois hauts personnages de l'Empire, Soltykof, Tatitscheff, Pierre Tolstoï. « Tout ce que Pierre le Grand en faisait, disait le premier, n'était que pour plaire à la cour de France; il n'était pas capable de songer sérieusement à quelque chose d'aussi impoli-

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