‹ La pensée religieuse de Joseph de MaistreChapitre 63 sur 109 · OEuvres, XI, p · texte numérisé non relu

OEuvres, XI, p

3. Note supprimée dans le livre du F'ape ^Latrcillc, op. cit.,

Dwina* ». Cette Russie l'effrayait : elle était l'œuvre de Pierre le Grand, donc une improvisation humaine. Où donc était son Coran, où donc son Confucius? Elle se trouvait être la seule nation dont l'éducation n'eût pas commencé dans les temples ^.

Luthéranisme, philosophisme, sous les regards anxieux de Maistre, traversaient, eux, la Dwina. Il retrouvait, à Pétersbourg, « la lèpre du x v 1 1 1* siècle, rongeant les âmes ». Et puis un « serpent » s'y glissait, que les gouvernants de la Russie « prenaient tout au plus pour une anguille », le protestantisme germanique. Maistre leur signalait le péril, leur montrait ces immigrants dont au moins 99 pour 100 étaient des « acquisitions funestes », « balayures de l'Europe^ ». Il eut un jour communication du programme élaboré pour le séminaire de Newsky par le Hongrois Fessier, un ancien capucin, disait-on, devenu plus tard protestant, et qui maintenant se donnait pour catholique : christianisme, platonisme, kantisme, voisinaient dans cette tête nomade. « C'est le mal allemand, criait Maistre; il faut le traiter d'abord par le mercure parisien, autrement nommé le

1. Maistre, Correspondance diplomatique, éd. Blaoc, I, p. 12et Œuvres, XI, p. 514.

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