‹ La pensée religieuse de Joseph de MaistreChapitre 85 sur 109 · Féret, op. cit., p. 86, 96 et · texte numérisé non relu

Féret, op. cit., p. 86, 96 et

(( Dans l'une comme dans l'autre (de ces deux sociétés), le pouvoir ne peut cesser d'être un sans cesser d'exister... Si telle ou telle Église particulière a le droit d'accuser d'erreur ou d'innovation le chef de l'Église, pourquoi le gouverneur de Twer ou d'Astrakhan n'aurait-il pas aussi le droit d'accuser l'Empereur ? »

Dès lors que Maistre ne visait à rien de plus qu'à faire ressortir l'absurdité de l'idée de schisme en la transplantant par hypothèse dans le domaine politique, Suarez et Bellarmin eussent renoncé à le chicaner. Le livre du Pape, poursuivant le parallèle entre les deux sociétés, confrontait l'infaillibilité de la Souveraineté politique, « humainement supposée », et l'infaillibilité du Souverain spirituel, « divinement promise* ». A Rome, un théologien anonyme s'étonna, s'inquiéta^. Mais Maistre ne visait pas les théologiens romains, pour qui les promesses divines suffisaient à fonder l'infaillibilité ; il écrivait pour les dissidents, et puis pour ces demi-dissidents qui s'appelaient les gallicans, et il leur disait en substance : Puisque les actes de toute souveraineté, pour qu'elle demeure vraiment une souveraineté.

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