Œuvres, IV, p
7. Œuvres, XIV, p. 157, et II, p. 454, 513, 516, 521 ; cf. GoyaU, Ce que le monde catholique doit à la France, p. 188-190 (Paris, Perrin, 1918).
Son regard se reportait sur cette Eglise de France, pour s'y attarder longuement. Le gallicanisme était toujours là, erreur étrange d'après laquelle « une section peut délibérer contre le tout )), « solécisme monstrueux contre la logique, contre la politique et contre le catholicisme^ ». On couvrait ce solécisme du grand nom de Bossuet, à qui « l'on accordait une espèce de monarchie » : c'était là pour Maistre « une raison de l'attaquer plus fortement^ », puisque d'après lui « les maximes gallicanes et l'autorité gigantesque de Bossuet étaient devenues un des grands maux de l'Eglise^ ». Avec le gallicanisme, pas de transaction : sentant un jour que Bonald ne regardait la Déclaration de 1682 que comme une chose médiocrement mauvaise, il lui semblait un instant ne plus voir d'espérance de salut * dès qu'un philosophe comme Bonald amnistiait ainsi « l'un des plus tristes monuments de l'histoire ecclésiastique ■' » . Cependant Maistre s'apaisait en constatant que grâce à la « circonspection » du Saint- Siège, toujours soucieux d'éviter jusqu'au bout les « résolutions extrêmes, » grâce à « l'esprit vraiment