DES MÈRES NÉCESSAIRES A LA MULTIPLICATION
Les mères élevées pour la graine deviennent plus fécondes quand on les laisse végéter librement sans les tondre. Les sujets porte-boutures et portegreffes, taillés, fournissent des scions plus nom-
Fig. 4i. — Labour d'un carré d'études avec la herse à cheval.
breux ; mais les greffons de variétés qui demandent à être employés de bonne heure s'aoûtent plus vite sur une branche non taillée. La cueillette de ces greffes en juin-juillet constitue une taille en vert provoquant l'émission de nouveaux rameaux qui ne seront pas taillés en hiver, sauf exception.
La taille partielle d'un sujet, ou alternée sur deux sujets de même variété, concilie la production de la graine avec celle des rameaux de multiplication. Une
DES MËKëS iNÉCËSSAlKËS A LA MULTiPUCATlON. 89
I branche taillée court donnera de beaux jets pour le I bouturage d'hiver ; taillée long ou laissée intacte, i elle se garnira de jeunes scions pour le bouturage d'été et pourra fructifier.
Il serait superflu de planter séparément des types d^espèces qui produisent en pépinière Teffet que nous désirons connaître, quand nous pouvons trouver sur ces espèces nos éléments de reproduction. Jl en est de même pour les essences qui croissent dans ; les forêts, sur le bord des routes, des promenades, etc. , et qui nous approvisionnent, au delà de nos besoins, de graines, de boutures et de greffes.
Les Conifères plantés en rideaux nous fournissent I sufTisamment de graines et de boutures; mais les I variétés plus rares peuvent sans inconvénient être disséminées dans la pépinière ; leur port et leur vlmduredonneronten même temps de la vie à la propriété toute Tannée.
Les arbustes à feuilles persistantes, placés au nord ou à mi-ombrage, accepteront une forme appropriée à leur genre de multiplication.
Enfin, les mères destinées au couchage en pleine terre seront constamment rasées au pied, après la récolte du couchage précédent ; toutefois, les plants faibles resteront maintenus adhérents à la souche, à moins qu'ils ne soient soumis au repiquage. Toute autre pousse, non couchée, serait supprimée.
Cependant les souches-mères délicates ou fatiguées pourront conserver provisoirement quelques brins appelle-sève non taillés, qui viendront les fortifier, à moins qu'elles ne se reposent et reçoivent, en tout cas, un paillis et des arrosages. Ces deux précautions sont
nécessaires aux buttages de sable et de terre de bruyère .
Ces mères sont plantées en carré, en ligne, en planche, à une distance en rapport avec leur végétation. Nous en parlerons au Marcottage,
Étalons destinés an greffage en approche. — Sous tous les rapports, il est préférable que le greffon soit à proximité du sujet. Le travail de grefiFe en est simplifié.
Dans les pépinières bien ordonnées, les arbres étalons seront plantés dans les emplacements destinés au greffage par approche, soit avant la plantation des sujets, soit en même temps, el le greffage attendra que les deux parties soient liées au sol à la suite d'une végétation sérieuse.
Choisir des arbres étalons et des sujets qui puissent être greffés avec succès, et leur donner une forme élevée ou branchue, de manière à faciliter leur rapprochement au moment du greffage. Le même étalon peut servir tout à la fois, ou à des époques différentes, au greffage de plusieurs sujets.
Les figures 98 et 99 exposent divers moyens de rapprocher, par la greffe, des sujets de dimensions inégales auprès d'un étalon commun.
Un certain nombre de végétaux rares ou délicats réclament pour leur multiplication tout un appareil de soins et de prévenances qui garantissent pour ainsi dire leur entrée dans la vie, les transformant en sujets complets par une concentration de température, par
une distribution méthodique de chaleur et d'humidité, d*air, de lumière ou d'ombre, et les protégeant eo même temps contre toute influence pernicieuse.
II s'agit de faire développer le germe d'une graine et les radicelles à un rameau-bouture, ou encore de hâter l'agglutination d'un greffage impossible à réaliser dehors. Ces conditions obtenues au moyen d'abris vilrés, de réchauds factices et d'opérations conformes aux besoins du nourrisson, auront pour complément des abris d'un autre ordre qui conduiront insensiblement nos jeunes élèves à la vie libre, en plein air.
Les exploitations coloniales, les entreprises intertropicales se soumettent elles-mêmes à cette filière d'acclimatement permettant k la plante de braver les périodes de sécheresse, de froid, de bourrasques, de chaleur accablante ou de pluies funestes à leur premier âge ifig. 43).
Examinons les diverses formes d'abris vitrés, puis les abris végétaux.
Cloche. — La cloche — dont le nom indique la forme — est en verre uni, d'une seule coulée; la cloche * maraîchère » remplit les conditions voulues ; puis elle se prête à l'empilage et au raccommodage ; dans cette dernière situation, elle est encore utilisée comme abri d'hiver, non remanié, avec un entourage de litière et de paillassons contre le froid extérieur (fig. 44).
Le but de la cloche est de provoquer Vétouffée autour des jeunes multiplications qu'elle abrite et, par suite, favoriser la levée des semences, l'enracine- Dient des boutures, la soudure des greffes. Cet étouffage suscite une évaporation qui se traduit en buée à l'intérieur de la cloche ; elle sera essuyée tous les
MULTIPLICATIONS SOUS VEHHE.
quatre ou cinq jours, par une température douce ; l'air qui se trouve ainsi renouvelé doit être plutôt chaud et tiède. Bassinages à cette occasion.
A Tétouffée succède Taération par un soulèvement partiel de la cloche, faible d'abord et pendant quelques
Kig. i-6.
Carré des serres. Wu-hes el tiià>sis (Koole nalioiiale d'horticulture de Versailles).
heures de la journée, un peu plus accentuée et d'une plus longue durée, huit jours après, et ainsi de suite pendant un mois. Un petit cube de bois, de liège, etc., mis à plat, sur champ ou debout, même un godet, suffit au soulèvement de la cloche.
Une toile-écran, tendue au-dessus, tamisera la vivacité des rayons solaires sans priver de lumière comme le ferait un badigeonnage.
MULTIPLICATIONS SOUS VERKE.
Les cloches sont rangées sur une tablelte de la serre ou dehors, au pied d'un mur ou brise-vent, alignées sur un ou deux rangs, en quinconce, à se loucher, et tenues en bon état de propreté. Les sentiers sont garnis de mâchefer et cendre de houille.
Fig. 44. — Cloche en verre produisant rétoufrée.
Leur rôle élant rempli, nous les empilons au magasin, un léger obstacle de paille, mousse ou liège les séparant en tête. Les fêlures se raccommodent avec des petits carrés de toile collés au verre par un blanc de céruse spécial.
La serre admet la cloche cylindrique plus cortteuse, couronnée par un bouton de cristal formant corps avec l'appareil ; c'est la cloche « à fromage », plus coquette que la précédente, moins populaire, moins pratique dans les grandes exploitations.
Les régions iniertropicales ont recours au papier huilé, aux nattes, voire aux feuilles de Palmier.
Bflche et châssis. — Par sa construction et son usage, la bâche vilrée est Tintermédiaire de la serre et de la cloche. Moins concentrée que celle-ci, moins chauffée que celle-là, elle constitue une étape sérieuse de la vie d'une plante dans sa prime jeunesse.
Installée sur un terrain sec et sain, avec une légère inclinaison vers le sud, la bâche comprend un coffre, bois ou maçonnerie, dépassant le sol de 0'',âOàO°',25 en avant, de O^ïS? à 0°,32 en arrière; sa largeur est calculée sur la longueur des panneaux de châssis qu'elle va supporter, soit l'",40 environ, en tenant compte de l'inclinaison {fig, 45).
Quant à la profondeur, elle est basée sur le volume des végétaux qui viendront s'y abriter. Il vaut mieux prévoir plus de profondeur parce que, en dehors des multiplications peu encombrantes, la bâche pourrait être appelée à recevoir des sujets préparés pour l'hivernage, le forçage ou la vente. .
Le châssis bois et fer, ou tout fer, supportant le vitrage demi-double, bien pur, mesure â peu près 1",40 sur l'",30; sa base s'appuie sur deux taquets fixés au coffre, tandis qu'au sommet une poignée en facilite le maniement.
Une sorte de briquette libre en bois sulfaté fera fonction de crémaillère â plusieurs degrés, pour l'aération. Des traverses régularisant l'ouverture de la bâche supportent les châssis à leur point de jonction; malgré ce contact intime, un calfeutrage de mousse empêchera les infiltrations atmosphériques nuisibles aux jeunes multiplications.
MCLTIPLTCATIONS SOUS VERRE.
La bâche recevra un fort lit de bonne terre, sable et terreau. Les poteries, caissettes et terrines affectées aux boutures, greffes, semis et repiquages y sont enterrées ou placées à même sur le sol, toutes garnies ou prêtes à Tétre. Et ces mêmes opérations pratiquées
¥\g. 45. — B&cbe» et chAssis destinés k receroir des multiplications délirâtes.
directement en pleine terre seront dotées du compost qui leur convient.
Les greffes, boutures et semis, façonnés sous cloche ou dans la serre, viendront ensuite en bAche accomplir une période de trente ou quarante jours; Taération et le dépanneautage les conduiront aux abrisombrelles dont il va être parlé, et de là à Tair libre.
Si besoin est, une couche de fumier frais recouverte
de terre donnera de la chaleur « de fond ». Les poteries en seront séparées par un lit de mâchefer pilé, cendre de houille, gravier ou charbon pulvérisé, afin d'en éloigner les vers lombrics. Les godets enfoncés au plantoir, laissant un dessous béant, échapperont à cet ennemi de nos cullures en pot.
Des réchauds de fumier, de tannée ou de feuilles sèches, placés à l'extérieur du cofiFre et dans les sentiers, conservent la chaleur intérieure et favorisent l'hivernage.
Des toiles canevas étendues sur le vitrage atténuen t l'action trop vive des rayons solaires; des paillassons s'opposent à la pénétration du froid.
Une fois son rôle terminé, le châssis est rentré au magasin par un temps sec et réparé aux heures de chômage.
Le châssis à double versant {fîg, 46), dit « châssis Boulât », inventé à Troyes, est fort utile. D'un mécanisme très simple, n'exigeant aucun coffre, d'un maniement facile, il offre un gîte suffisant aux jeunes multiplications qui réclament un abri contre les intempéries et une température régulière, modérée.
Replié en portefeuille, il est ensuite empilé et remisé, sans tenir beaucoup de place.
Serre à multiplication (fig, 47). — La serre à multiplication n'est pas une construction de luxe, mais un laboratoire, le cabinet de travail de l'horticulteur. Il ne s'agit pas de faire développer des plantes pour la vente bourgeoise, mais de les fabriquer par semis, bouture, gretfe ou marcotte, et de constituer ainsi la matière première du pépiniériste, du fleuriste, du vigneron, du forestier ou du planteur colonial.
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Cet atelier réservé — fermé à double tour — est soumis à une température élevée ou calme, à réclairement ou à la lumière tamisée, à Taérdtionou à Tétouffée, suivant les circonstances de saison, d'espèce végétale, d'âge du sujet ou de sa destination. Il doit être à Tabri des tourmentes aériennes et des crues d'eau.
En général, la serre à multiplication est enfoncée en terre de I mètre environ, avec 1 mètre hors terre, jusqu'au faite, soit 2 mètres pour la circulation du
Fig. 46. — ChAssis a BouUt » à double versant.
personnel. Le cube d'air doit éfre concentré, sans place perdue ou inoccupée.
Le mur d'enceinte, assez épais, en brique, pierre dure ou pisé de mâchefer, dépasse le niveau du sol extérieur de 0°,30 à 0",40 et se trouve couronné d'une dalle inclinée en avant, pour la chute d'eau. Sur cette dalle vient s'appuyer la double toiture de châssis se réunissant au sommet en pan coupé horilontal, par une pente à 25*» environ ; châssis tout en Raltpt. — La pt'pinu^rc. T
bois, sauf les « petits bois », en fer,vitrés en verre double ou en verre caibédrale, ils se trouvent séparés par un intervalle de 0",02 facilitant Técoulement des eaux.
Employer du vieux bois de chêne et le couvrir d'une feuille de plomb.
Une galerie au sommet extérieur servira à retenir les paillassons en hiver, les claies en été. Claies de bambou, paillassons sulfatés sont de longue durée.
L'intérieur est aménagé de deux manières princi-
Fig. 47. — Serre j'i muItiplicHlion.
pales : i° une simple tablette large de 0",80 (soit le diamètre de deux cloches) faisant le tour de Tintérieur, — sauf la porte d'entrée, — le sentier du centre ayant 0™,60, la largeur de la serre serait donc de 3",20, non compris l'épaisseur des murs ; 2° porter cette mesure à 4",30 par l'installation, au centre, d'une bâche en briques, large de 1"»,50 et séparée des tablettes par un sentier de 0",60. Trois lignes de cloches pourront y être placées.
Bâche et tablettes sont d'une hauteur de 0",80; la bâche drainée de tessons et charbons de houille,
recouverte d'une couche de tannée, recevra, plus tard, les terrines, poteries, etc.
Les tablettes montées par armature en fer sur planchettes de terre cuite, avec bordure en I61e, sont garnies de sable, cendres, suie, terreau, gravier, etc., suivant les besoins.
D'autres petites tablettes larges de 0'",18 à 0",20, établies au-dessus, recevront deux rangs de godets.
La serre peut être divisée en deux compartiments séparés par une cloison vitrée. L'un renferme les plantes-mères qui doivent approvisionner la multiplication ; Tautre, plus importante, est consacrée à la multiplication elle-même.
Un troisième compartiment, beaucoup plus petit, affecté à l'appareil de chauffage, lance ses tuyaux sous les tablettes — à 0*,20 — au-dessous de leur plafond, guidés par une clef à la traversée de la cloison vitrée. Une tablette aux rempotages a son utilité dans ce troisième compartiment. A Tintérieur, un réservoir d'eau sert à divers usages et contribue à maintenir une moiteur atmosphérique indispensable à Thygiène des plantes.
A proximité de la serre se trouvent les dépôts de cloches, poteries, terrines, terres de bruyère, composts, claies, paillassons, etc.
Les remises aux emballages, les galeries souterraines sont également utilisées aux opérations préparatoires de semis, bouturage, greffage, empoiaçe, étiquetage, qui se termineront dans la serre.
Une fois la serre libre, procéder aux nettoyages
rivages, réparations, blanchiments et peintures
cessaires à la santé des plantes.
iOO MULTIPLICATIONS SOUS VERRE.
Travail sous verre. — Théoriquement, les semis et les boutures doivent se faire à chaud, les greflfes et les repiquages à froid ; mais souvent, dans les végétaux ligneux, Tordre est interverti. C'est un peu l'affaire de la pratique.
Le multiplicateur prépare dans son cabinet de travail ses dernières manipulations de terre. Il fait le semis en terrines qu'il place sur tablette. Les boutures sont en godets ou à mise nue sous cloche ; la chaleur est indispensable aux boutures herbacées. Les greffes également k Tétouffée ne seront découvertes que graduellement et après Tunion intime des deux parties. Les sujets mis en pots à l'avance, rangés dans un coin de la serre, ont été greffés après y avoir déjà formé de nouvelles racines ; les greffons cueillis en serre au moment où ils deviennent ligneux sont très sympathiques aux sujets ; cependant les greffons de plein air ne sont pas à rejeter.
Ombrer le vitrage. — Outre le paillasson « à ficelle», bonne couverture d'hiver et bon auxiliaire des cultures à l'étouffée, il nous faut un écran contre l'ardeur des rayons solaires. F!mployons à cet effet des claies en paille tressée à larges mailles, confectionnées dans le genre des paillassons : chaque pincée de paille est séparée de sa voisine par trois ou quatre nœuds de ficelle ; quelques baguettes sont disséminées transversalement sur la claie, pour en augmenter la solidité : elles sont attachées, en même temps que la paille, à 1 mètre l'une de l'autre environ. Les claies composées de ramilles de genêt, de bruyère, de bouleau, et les ch&ssis en gros treillis sont encore de bons écrans. Une fois terminés, les abris
ABHIS ET OMBRELLES. iOl
sont trempés dans un bain de sulfate de cuivre, afin d'en prolonger la durée. Ce système est usité pour ombrer les châssis, les cloches, même les végétaux repiqués en plein air, à la merci d'un soleil ardent, et pour abriter contre les premières gelées blanches les jeones semis sensibles au froid (fig. 51).
Les abris en roseaux ou en lames étroites de bois blanc, façon stores et imprégnés de sulfate de cuivre, sont également bons à employer.
Les brins de bambou de 1 mètre, reliés sur trois points par une ficelle leur laissant 0°,02 d'intervalle, puis sulfatés, nous ont donné toute satisfaction.
Le badigeonnage des vitres avec le vert anglais, préparé à la colle, additionné de blanc d'Espagne, ou avec du blanc d'Espagne délayé dans de l'eau et du lait, est aussi le préservatif d'une lumière trop vive : il évite la main-d'œuvre exigée par le maniement réitéré des abris mobiles ; mais il dure moins longtemps.
Le paillasson, fort souvent employé, n'est pas d'un aussi bon usage que la claie ; il a le tort de trop intercepter les rayons lumineux, de sorte qu'en enlevant le paillasson, le passage d'une situation à une autre devient trop brusque pour les végétaux. En général, le paillasson est une bonne couverture, contre le froid, mais c'est une mauvaise ombrelle.
ABRIS ET OMBRELLES POUR LES MULTIPLICATIONS DÉLICATES FAITES EN PLEIN AIR OU SOUS VERRE
Sous ce nom, nous comprenons toute espèce de construction ou de plantation établie dans le but d'abriter les végétaux du soleil, du froid, des venls et des variations brusques de température.
ABHIS ET OMllIŒLLtS
Il s'agit d'abord dt-s abris permanents» composa d'arbres verls, d'arljustea un d'aibres fruitiers plant en lii^fiies fonnaiiï rideau, sévèrement tondues ©^ orlenti'es rie l'f ,-l a rouest ou à ptMi près.
lEii i (--t plu- ^pi i hilcriHMit a reuilla^'e persistant jitj, \H v\ \\\ : rnmbrill(\ u ftniîMaire caduc I
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Composition et entretien des abris et des ombrelles. l.cb r->rju:L"- < nMvruitlites doivejit avoir
lo r;iriiirs jm u « iiv>i[n->tntlr'- ri lu |iailie arrienne d une v<;:i^■lalil^h niiifui ntt;. ^v lainitiant Jaiiiementi
ABRIS ET OMBRELLKS.
sans lacunes, et supportant la tonte. Tels sont, parmi les arbrisseaux toujours verts: les Biotas ouThuiasde Chine, Thuia du Canada, Genévrier commun et de Virginie, Cyprès, Buis en arbre; et parmi les feuillus-: Nerprun, Tamarix, Charme, le Cornouiller (C. mas), quelques Érables, la Vigne, le Poirier, le Liquidambar, les Hêtres ordinaire ou pourpre, de semis, etc.
Fig. 50. — Abris-ombrelles.
Nous ne parlerons ni des espèces qui exigent un climat spécial, comme les Lauriers, le Citronnier trifolié, rOsmanthe, TAlaterne, ni de celles qui peuvent atteindre une hauteur assez considérable, comme le Peuplier d'Italie, leTilleulargenté, etc. Tout est relatif.
Le résultat sera plus vite obtenu si les sujets ont été choisis plus forts et plantés à une distance plus rapprochée, soit de 0"",30 à 0"',50 entre eux ; la régularité d'ensemble s'acquerra par l'homogénéité, c'està-dire au moyen de lignes composées de la même espèce. Le Poirier lui-même convient mieux avec une seule variété par rideau, mais résistante aux gelées d'hiver : Urbaniste^ Baltet père^ Beurré^
ABHIS ET OMBRELLES. 405
Hardy, Joséphine de Matines. Tailler sévèrement les rameaux de face et allonger les branches latérales.
Les tailles se font aux cisailles ou au sécateur, vers la fin de l'hiver et à la fin de Tété {fig. 48 et 50).
Les rideaux brise-vents peuvent être fortifiés par la plantation, derrière les abris, d'arbres toujours verls, de haute futaie, aux branches étalées, qui, à la façon des Cyprès [fig. 49) et des Casuarines de la région méditerranéenne, s'opposeront aux rafales et aux coups de soleil.
En outre, il est facile de disséminer quelques petits abris de refend, perpendiculaires aux autres, contribuant à encloftrer les végétaux non habitués aux rayons solaires, aux bourrasques^ aux accidents de température. Enfin, des claies en paille, en laites fines ou en roseaux, des toiles à maille claire disposées en avant-toit, sont d'excellents préservatifs du givre et du soleil trop vif.
L'hivernage à l'aide de paillassons, de buttages ou de feuilles sèches n'en sera pas moins obligatoire.
Un endroit déjà abrité naturellement est assez convenable pour cet objet; cependant, il faut le plus possible se rapprocher de la serre et des bâches pour centraliser les opérations.
11 y a deux manières de disposer les abris. L'une — celle que nous tenons pour la meilleure — consiste a planter les lignes d'arbres à 3 métrés de distance, à laisser de chaque côté d'elles un sentier large de 0°,80, et à convertir le milieu (largeur 1"',40) en une platebande pour les végétaux à abriter [fig. 50).
L'autre système [fig. 48) n'accorde que 2 mètres entre les ombrelles ; la plate-bande leur est adossée