‹ La pépinière fruitière, forestière, arbustive, vigneronne et colonialeChapitre 144 sur 180 · PLATANE · texte numérisé non relu

PLATANE

puis ébourgeonnage, et pincement des rameaux de côté Au printemps qui suit la première sève, recepage,

Fig. ii3. — Jeune Platane auprrs d'un Taxodier (tlablissemenl Croux et fils).

à la souche. li'année suivante, palisser un bourgeon de lôte, si la flèche manque; coursonner les rameaux.

682 rODOGARPE.

Ëlaguer peu ; écimer les sommilés efOanquées.

Tuteurer s'il y a lieu.

A trois ans de pousse, l'arbre sera livrable, c'est-àdire bon à mettre en place. Plus jeunes, les tissus pourraient manquer de fermeté en subissant la transplantation.

Éviter les situations gélives et les terrains qui conservent leur végétation trop longtemps. En pareil cas, ouvrir des allées à travers les grands carrés.

L'ouvrier se méfiera, en été, de travailler les carrés de Platanes par la chaleur; le duvet qui couvre le revers de la feuille est dangereux à respirer.

Podocarpe. ~ Podocarpus.

Conifères de diverses grandeurs, généralement de moyenne taille en Europe; à beau feuillage persistant et, quelquefois, portant des fruits en baie. Climat tempéré.

Semis. — Semer les graines, aussitôt mûres, en terrine remplie de terre de bruyère et couverte d'une feuille de verre.

Repiquer en godet, sous châssis froid, Tannée suivante; couvrir d'un paillasson jusqu'à la reprise, afin de produire l'obscurité.

Marcottage. — Buttage ou couchage appliqué aux Podocarpus amara, dacrydioides^ ferruginea^ rebelles au bouturage.

Bouturage. —Jeunes rameaux cueillis fin de saison et bouturés en godet, sous cloche, dans la serre.

Le Podocarpus andina, dit Prumnopitys elegans, se multiplie par le bouturage, en août, sous cloche.

POINCILLADE. 683

Greffage. — Le sujet principal est le P. Totara, puis les P. spinulosa et lœta ; ce dernier donne vigueur aux P. chilina, chinensis, nubigena. Cependant les espèces à gros bois sympalhisent avec les sujets Podocarpus japonica et neriifolia.

Le Podocarpus latifolia vit sur le P. elongata.

Greffe en placage ou en fente dans Taubier, sous verre ; septembre.

Pépinière. — Bonne terre consistante, additionnée de sable frais et de terre de bruyère, sans calcaire.

Élevage en pot, dans les abris, pendant Tété, et dans la serre froide, en hiver. A chaque rempotage, augmenter la proportion de sable.

En général, arbrisseau vert de pleine terre sur le littoral tiède de l'Océan et de la Méditerranée.

Poincillade. — Poinciana.

Arbrisseau dont les inflorescences à effet écarlate et citron, se dégagent d'un feuillage léger, vers la fin de l'été. C'est la « fleur de paon ». Climat tempéré.

Semis. — Au mois de février, semer la graine en terrine, sous châssis et sur couche tiède. Aux premières feuilles, repiquer en godet dans le même emplacement, ou sur une tablette de la serre.

Reproduction du Poinciana Gilliesii,

Bouturage. — Jeunes pousses cueillies dans la serre; bouture à Tétouffée, en godet reposant sur un lit de gravier.

Résultat incertain, même avec les rejets de souche.

684 POIRIER

Pépinière. — Terre substantielle mélangée d'alluvions, de terreau et terre de bruyère.

Mise en nourrice sous châssis d'abord, dans les abris ensuite, planté en pot, et l'hiver en serre froide.

Région sud de la France, culture en pleine terre ; élevage en motte dans la pépinière; arrosages répétés.

Il s'agit ici de la P. de Gillies, tardif dans sa feuillaison, mais fleurissant à trois ans de semis.

Poirier. — Pyrus.

Arbre fruitier précieux par l'emploi de son arbre au verger, au jardin, sur routes, livré à lui-même ou dirigé sous une forme taillée à la main, et par sa production abondante de fruits dont la période de maturité embrasse les douze mois de l'année.

Fruits de dessert, fruits à compote, à confire, à sécher, à pressurer, à distiller [fig, 244).

La multiplication du Poirier s'obtient par le greffage :

Sur le Poirier franc, Pyrus communis ;

Sur le Cognassier, Cydonia ;

Sur quelques espèces secondaires : Aubépine, etc.

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