I. — POIRIER GREFFÉ SUR POIRIER FRANC
Terre à blé reposant sur un bon sous-sol, fertile, plutôt fraîche; soit humus et calcaire ou silico-argileux et ferrugineux.
Le Poirier franc ou sauvageon est obtenu par le semis des pépins de poires. Les marcs de poirés pro-
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venant de fruits mûrs et sortant du pressoir sont recherchés à cet effet.
Trempés à Teau pendant vingt-quatre heures et mis aussitôt en stratification, versnovembre-décembre, avec sable sec, ils seront semés sous châssis froid.
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Fig. 244. — Roule fruilière de Poirieri à haute lige (Pyrus).
Avec des pépins frais, le trempage est inutile; mais il convient de remanier le compost ou massif consacré à la stratification, afin d'éviter le développement des cryptogames qui finiraient par y germer, et pour brasser la terre qui va recevoir les graines de Poirier.
Semer en planches bien ameublies dès que la germination commence. Semer plutôt clair.
Repiquer à la troisième feuille, par un temps couvert. Ésherber et bassiner en même temps.
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Sulfater à la bouillie cuprique tous les plants en végétation.
Ajourner au printemps le repiquage des plants étiolés.
La plantation en pépinière comporte plusieurs méthodes modiûant les distances :
1° A 0°*,30 sur la ligne, pour les sujets vendus à un an de greffe ;
2* A 0",60 sur la ligne, pour les sujets à basse tige, vendus à deux, trois ou quatre ans de greffe ;
3° A 0",70 sur la ligne, pour les sujets vendus à haute tige.
L'écartement des lignes est subordonné au mode de culture, à la main ou à la charrue.
Planter de bons plants repiqués. ËcimésàO'',25, ils seront écussonnés à leur seconde année de plantation, quelquefois à leur première année, s'ils sont riches en sève et forts au collet, — mais sans abuser, surtout quand il s'agit d'élever des arbres à haute.tige, pour grands vergers, routes, et arbres à fruits de pressoir.
Les écussons non réussis pourront être renouvelés Tannée suivante, k Técussonnage, ou au printemps, par lès greffes en fente, -en couronne, à l'anglaise, de côté sous écorce.
Quand il s'agit d'élever à tige des variétés lentes à monter : Alexandre Chômer, Bonneserre de Saint- Denis^ Beurré Gambier, Beurré Henri Courcelle^ Doyenné de Montjean^ Madame Lyé Baltety Prévost^ Seckel, etc. , ou celles qui se tachent, se fendillent à l'épiderme : Beurré de Jonghe, Bonne d*Erée, Doyenné Biset, Fondante du Panisel, Tardive d'Anvers, Van Mons, etc., le surgreffage vient en aide,
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fournissant un intermédiaire vigoureux : Beurre Hardy^ Directeur Hardy^ Jaminettey Bergamote Sageretf lequel, écussonné au pied du sujet, s'élèvera pour recevoir deux ans après — s'il est assez fort — le greffage de la variété délicate.
Avec les Poiriers à cidre, l'intermédiaire de la surgreffe est un Égrin Couturier, Égrin Leroy ^ Égrin de Bollwil-
Fig. 245. — Poirier en pyramide-fuseau.
Fig. 246. — Poirier candélabre h cinq branches.
1er, Prolifique de VOuest, du Vigan, Drouliin, et tout autre type ayant les aptitudes de vigueur et de santé nécessaires.
Le surgreffage ne doit pas être pratiqué avant que la nouvelle tige ait assez de force pour recevoir cette seconde greffe.
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La première série plantée à 0'",30 sera exploitée en greffes d'un an, sinon éclaircie par le levage d'un sujet sur deux ; les arbres restant seront dressés en pyramide, palmette ou cordon.
La seconde série est destinée à la formation de jeunes pyramides, fuseaux (fig. 245), palmeltes et candélabres {fig. 246). Contreplanter les jeunes arbres à la troisième année de greffe, si les racines se dénudent.
Enfin la troisième série est consacrée aux arbres à haute tige; ceux qui ne pourront y parvenir devront être replantés en bonne terre et bien soignés.