ABRIS ET OMBRELLES
Lorsque, dans les terrains un peu humides et dans ceux qui sont ravagés par les vers, il se trouve des godets de dimension restreinte à enterrer, il faudra tracer, sur le terrain bien ameubli, les lignes où ils seront placés; puis, avec un plantoir, dont la grosseur varie en raison du diamètre des pots, ouvrir des trous profonds, mais moins larges que les vases qu'ils doivent recevoir, de manière qu'en y faisant entrer ceux-ci de force, tout leur pourtour se trouve en contact avec le sol, tandis que, dessous, il reste un vide faisant fonction de drainage et d'obstacle aux vers de terre. Remanier, rempoter et drainer à nouveau les plantes qui gardent Teau après Tarrosage.
Si le collet de la plante reste hors du vase, nous y remédions par un lit de feuilles ou de paille qui puisse préserver ce collet de l'action atmosphérique, sans l'exciter à former de nouvelles radicelles. Il se durcira peu à peu et pourra, lors du rempotage, être laissé impunément au grand air.
Plus tard, selon la nature et la robusticité de l'espèce, les sujets seront livrés à la pleine terre.
Telle est Tacclimatation ou la naturalisation d'un végétal. Les races exotiques ne s'y soumettront que si leur nouvelle demeure présente une grande analogie avec leur habitat normal.
Abris mobiles (/?^. 51). — Les claies portatives de bambou, roseaux, ramilles, genêts, bruyères et les paillassons à tresses claires nous serviront à composer des abris mobiles, genre stores, installés, autant que possible, en dehors de l'action du soleil et du vent.
Cette station est favorable aux plantes en voie d'acclimatement dans les pays chauds et tempérés.
EMHOTAGE DES VÉGÉTAUX.
EMPOTAGE DES VEGETAUX
Une grande propriété a toujours, sous des arbres ou près d'un bâtiment, un emplacement pouvant recevoir des terres préparées, des engrais, les vases à fleurs, etc. Ce dépôt ne doit pas être éloigné de la serre, des châssis, des abris, du centre de multiplication des végétaux délicats.
Un hangar est nécessaire pour la manipulation des
Vi^. 51. — Abris luolûles.
substances, et une grande table pour le travail des empotages.
Terres préparées pour les empotages. — Les terres réellement indispensables sont :
lo La terre de bruyère. En général, la forêt fournit une meilleure terre de bruyère que la plaine, parce qu'ici les eaux pluviales entraînent ou lavent ses principes nutritifs et la chaleur solaire en absorbe, tandis que là, elle entretient ses bonnes qualités par le fait
EMPOTAGE DES VÉGÉTAUX. 100
de l'ombrage, de la pourriture de feuilles et d'herbages, etc. Il suffira de choisir la plus noire en couleur, quoique suffisamment pailletée de silex blanc; de Tenlever par gazons sans entamer le lit inférieur, et de la monter en tas dont le sommet forme toiture. Pour l'employer, il faut la battre, en briser les moites et la pulvériser sans la tamiser ; les racines sont extraites, et les débris mis à part seront utilisés au fond des plates-bandes consacrées aux arbustes dits de terre de bruyère. I^ pluie et le soleil lui étant nuisibles, elle gagnera à séjourner sous un abri quelconque.
2* Le sable de rivière n'est point, bien entendu, le gravier destiné à sabler les allées, mais le sable terreux, mélangé de détritus végétaux ou animaux. C'est la vase, la première couche du fond des eaux courantes traversant les villes, ou bordées de végétaux feuillus; ce sable gagne à être employé après un séjour à l'air pendant les chaleurs de l'été et les rigueurs de l'hiver, et après avoir été remué, brassé et retourné fréquemment.
3* Les curures d'étangs ou de fossés à eau dormante, améliorées, elles aussi, par les influences énergiques du soleil et de la gelée.
4* Le terreau de couches, le terreau de feuilles, le terreau poudreux qui couvre superficiellement le sol des forêts compactes et des vieux taillis.
5" La terre noire chargée d'humus tourbeux; celle qui est un peu tenace aux doigts sera préféré à la plus légère, trop souvent parsemée détaches de rouille.
6* Le sablon fin^ jaune de chrome, convenable pour le drainage des arbustes en pots; il entre dans la composition des terres de bruyère factices dans la
EMPOTAGE DES VÉGÉTAUX.
proportion d*un tiers, ou d'un quart, contre deux tiers ou trois quarts de curures de fossés et de feuilles de Chêne ou de Châtaignier, exposées à la gelée et pulvérisées ensuite par un battage.
Les débris du jardin, les feuilles, les herbes, la gadoue, les balayures, les déchets, les rebuts de la cuisine et du ménage, les raclures de cour, tout cela, mis en tas, saupoudré de sel marin, de chaux, de plâtras, stratifié avec de la terre végétale, arrosé d'eaux de lessive, d'urine, trouvera son emploi.
Nous avons encore les cendres de bois, de houille, la suie, qui entretiennent la propreté du terrain et la santé des arbres; et les vidanges brassées avec de la chaux, qui activent la végétation.
La manipulation des terres doit être d'autant plus soignée que les végétaux à alimenter sont plus jeunes ou d'espèces plus délicates. Chaque substance est remuée, nettoyée, passée à la claie ou au tamis. Le mélange de diverses sortes se fait intimement, à la pelle ou à la main, en retournant le compost en tous sens, de manière à ce que chaque élément de la composition soit réparti aussi uniformément que possible.
La terre franche ou la nature de terre essentielle à la plante entrera toujours en notable proportion dans le mélange ; et cette proportion deviendra plus forte à chaque rempotage du même individu. Ici, quelques grumeaux au milieu de la terre fine susciteront une ventilation préférable au tassement.
Poteries employées dans la pépinière. — Pour une multiplication bien entendue, la poterie de toutes dimensions est obligatoire, depuis le godet étroit comme un fourneau de pipe jusqu'au vase à fleur grand
If
'*' 112 EVPOTAGE DES VÉGÉTAUX.
comme un bac à Oranger. Il faut aussi des terrines r pour les semis. Tous ces récipients sont en terre cuite,
^~ poreuse, non vernissée, ne contenant point de paillettes
de chaux qui uniraient par faire éclater la poterie.
Les pots sont de forme évasée, avec bord extérieur quand la dimension le permet, d'une profondeur à peu près égale ou supérieure au diamètre de l'oriûce ; le fond percé au milieu ou de côté complétera le drainage lors des mouillures et arrosages {fig. 52).
L'épaisseur de la poterie est en raison de son volume -
La terrine ronde s'adapte mieux que toute autre sous la cloche.
Les terrines de forme rectangulaire offrent cet avantage que, le périmètre étant plus étendu, un plus grand nombre de plants bénéficieront de cette situation privilégiée; les terrines carrées viennent ensuite, puis les rondes. Leur profondeur est de 0"',08 à 0",10; le fond est percé de nombreux trous ; un rebord extérieur en facilite le maniement. Leur dimension ne doit pas être exagérée; modérée, elles seront plus logeables et moins exposées aux accidents.
Les cassures de pots conservées, ainsi que les escarbilles de coke, garniront le fond des caisses à semis, des terrines ou des pots, pour empêcher l'eau de séjourner autour des racines de la plante.
Un lit de sablon ou de gros gravier, étendu sur le tesson, qui couvre le trou du vase, sans obstruer l'écoulement de Teau, actionnera le drainage.
La terre, préparée comme nousTavons dit, est placée autour des racines ; le garçon la fait pénétrer partout avec une spatule de bois, et en imprimant au vase de légères secousses à plat sur son fond ou sur le côté,
EMFOTAGE DES VÉGÉTAUX. 113
en le faisant tourner avec la main, il agilde façon que I le collet de Tarbusle se trouve à quelques millimètres au-dessous du sommet du vase ; la terre, arrivée à ce niveau, laisse ainsi un espace qui recevra Teau des arrosements. Éviter le tassement des racines par paquet.
11 faut toujours choisir les vases appropriés au déve* loppement des racines : trop grands ou trop petits, ils présentent des inconvénients. Les végétaux à racines pivotantes doivent être mis dans des pots profonds et étroits; ceux à racines traçantes auront des vases plus larges et moins profonds. Chaque rempotage les exige, en général, d'une dimension supérieure aux précédents, mais sans excès ; aviver et nettoyer la motte en grattant avec les doigts ou avec la spatule, tailler les racines fatiguées ou superflues et faire tomber les gravats qui restent en dessous. Cela suffit souvent pour employer la même poterie, mais nettoyée ou lavée et séchée à chaque opération. Arroser lors de rempotage, tailler la plante et en faire la toilette s'il y a lieu.
Paniers employés dans la culture. — Quand les arbrisseaux sont déjà forts et que la culture en vase est nécessaire, il serait à craindre que les grands pots ne fussent d'un maniement difficile, sujets aux accidents et qu'ils ne suffisent plus aux racines. Alors le panier d'osier, en forme de corbeille et muni d'anses, s'impose. Grâce aux vides du panier, le tronc ressent la température du sol environnant, sans être exposé à une sécheresse permanente ni à une humidité pourrissante comme dans un vase en terre cuite ; et les racines, s'échappant à travers les mailles, procurent au sujet une nourriture supplémentaire.
deux ou trois années, le panier se pourrit; Baltet. — La pépiDière. 8
Tarbrisseau est alors placé dans une corbeille plus grande, ou définitivement en pleine terre.
Caisses employées dans la culture. — Les caisses rectangulaires, les bacs coniques employés pour les grands végétaux, ont un inconvénient : Tarrosage pénétrant avec difficulté jusqu'à l'extrémité éloignée de la motte, les chevelus périssent de soif tandis que l'autre extrémité voisine du collet péréclite par suite d'une humidité surabondante. Nous pensons qu'il serait facile d'y remédier en établissant à l'intérieur de la caisse ou du bac, et à une faible distance du bord extérieur, une cloison en matière spongieuse, poreuse, de la terre cuite non vernissée ou une pierre à filtre, par exemple. Le vide compris entre les deux parois interne et* externe serait garni de mousse pilée de telle façon qu'en la mouillant l'eau filtrerait à travers la séparation et humecterait les radicelles.
Nous aurions, ainsi, un vase poreux enfermé dans le premier. Le drainage, obligatoire, se composerait de gravier, de tessons, d'écaillés d'huîlre brisées.
bln attendant, contentons-nous de caisses ordinaires bâties en cœur de chêne, percées de trous à la paroi inférieure et se démontant à volonté pour rendre le décaissage plus facile. Au lieu de bois de chêne, les côtés pourraient être établis avec des plaques d'ardoise et les montants avec de la fonte, etc.; c'est une question de budget.
Étiquetage et registres. — A propos des bordures d'allées, nous avons dit que chaque carré portait un
AGCËSSOIRlilS DE L'EXPLOITATION. il5
numéro d'ordre. Dans une pépinière en plein champ, ce aumérotage n'existe pas toujours, matériellement parlant ; mais il est pour ainsi dire exigible dans les grandes pépinières, où la multiplication est variée et fréquemment renouvelée.
Le numéro sera inscrit sur un pieu terminé en spatule ou peint, ou en relief sur une plaque de métal supportée par une tige en fer.
Nous transcrivons sur un livre de pépinière les multiplications, au moment même où elles sont exécutées, surtout celles qui comportent plusieurs variétés dans le même carré, en semis, en boutures ou en greffes. Par mesure de sûreté, un registre en double reste au bureau. Ce surcroit de précaution a sa raison d'être, aussi bien que la conservation des anciens catalogues de ce genre.
Outre les registres de multiplication, nous conseil- Ions des registres matricules contenant les listes alphabétique et numérique de chaque espèce utile et ornementale cultivée dans l'établissement ; c'est laide-mémoire du garçon qui numérote les multiplications. La marque la plus employée est une petite bande de plomb sur laquelle se trouve poinçonné, avec une série de chiffres mobiles, le num#*o de la variété.
Reporter, sur le livre de pépinière, le nom de la plante accompagné du numéro dans la colonne des tinée au carré, et le nombre de rangs consacrés à la variété, ou la désignation des variétés contenues dans le même rang. Quand ce dernier cas se présente, limitons par un pieu chiffré le commencement et lu h de chaque sorte ; si, au contraire, la variété em-
116 Acci!:ssoiRfc;s de, l exploitation.
brasse plusieurs rangs, chacun d'eux porte à son extrémité sa bande de plomb numérotée.
Le classement par ordre alphabétique observé dans un carré de variétés différentes est celui qui présente le plus d'avantages.
Toute équivoque doit être évitée au moment de la vente des arbres. Un moyen bien simple de s'y soustraire, c'est d'ajouter vers cette époque, à chaque séparation de variété, une étiquette en bois peint reproduisant le nom de la variétés. Celui qui tient à diriger loyalement ses affaires n'hésitera pas à accepter cette mesure qui aurait encore pour but d'accélérer la préparation des commandes. L'ouvrier chargé de l'arrachage ne saurait se tromper, guidé par cette indication positive, et l'acheteur, s'il est présent, peut lui-même s'assurer de l'identité du sujet.
Quand l'établissement a pris l'ordre consciencieux pour base de sa réputation, il n'y a pas de trop menus détails dans ses rapports commerciaux avec le public.
Au moment de la déplantation des sujets, le patron uu l'un des garçons les étiquete de suite; c'est plus lot fait et l'erreur est moins à craindre que s'il attendait la fin de l'arrachage. L'étiqueteur porte avec lui de petites plaquettes en bois peint, de forme rectangulaire, munies d'un ûl métallique assez souple; à leur défaut, il emploie des étiquettes en parchemin ou en zinc bruni. L'étiquette est attachée solidement à l'arbre, de fa(;on à ne pas l'étrangler; s'il se trouve plusieurs sujets de la même variété, un lien les réunit et le paquet reçoit une étiquette collective.
Les multiplications en godets sont munies d'une petite lame de plomb poinçonnée ou d'une spatule
en bois peint sur laquelle serait écril au crayon le numéro ou le nom de la variété.
La seule raison sérieuse qui ait été opposée à l'avantage de l'inscription fixe du nom dans la pépinière, c'est de livrer les arbres au pi liage des rameaux-boutures ou des greflFes; alors employer un signe abréviatif de convention, ou se contenter de l'inscription au registre.
Cave et silo. — Un sous-sol de cave ou glacière, non exposé aux gelées ou aux crues d'eau recevra la stratification des semences, les racines, les rameauxboutures, les greffons, même des jeunes plants, leur pied étant enterré sur une banquette déterre sableuse. I Nous répéterons que ces éléments de multiplication doivent être sains, scrupuleusement étiquetés, numérotés et préparés pendant le repos de la sève. Dans les pays du nord de l'Europe ou de l'Amérique, la cave ou le souterrain devient, pendant la j saison des grands froids, un atelier où se pratique la I greffe sur table, ou sur les genoux, de jeunes plants rentrés préalablement et mis en jauge à cet effet. Pratiquer également le greffage sur bouture, c'est-àdire sur un sujet privé de racines : ou rameaubouture, ou racine-bouture. Les sujets greffés sont remis en jauge dans la cave en attendant leur plantation au printemps.
Un sous-sol bien approprié facilite les emballages, le trijige et l'habillage des plants, le nettoyage des graines, les greffages, les empolages, la préparation des tuteurs et autres travaux, pendant la mauvaise saison, lorsqu'il s'agit d'une exploitation importante, occupant un nombreux personnel.
118 ACCESSOIRES DE l'EXPLOITATIOX.
Moins coAteux est le silo, refuge abrité, creusé en terrain sec, Taire battue, damée, sur laquelle seront placés les rameaux-boutures et greffons ; un double toit recouvert de mottes de terre herbue abrite la réserve contre les intempéries.
Plus modeste encore est la botte logée en terre (B, fig. 53), au nord ou sous un arbre vert, conservant intact son dépôt jusqu'au moment de remploi.
Les rameaux groupés, par espèce, en caissettes séparées, ou liés en boitillons déposés sur le sol [fig. 54), sont couverts d'un vieux paillasson.
Bassin de sulfatage. — Toute espèce de bois devient incorruptible par suite de l'introduction du sulfate de cuivre dans son tissu; nous n'hésitons donc point à considérer comme étant de la plus haute importance cet emprunt de la culture à la science industrielle, car les bois employés dans les jardins et dans les champs nécessitent un renouvellement assez onéreux.
Introduire dans les pores du bois une eau saturée de sulfate de cuivre à 2 degrés, tel est le principe de l'opération ; maintenant, voyons l'application.
Nous possédons un réservoir : tonneau, cuve, auge ou bassin quelconque; cela dépend des besoins. L'essentiel est que le récipient conserve le liquide intact, c'est-à-dire que les matériaux de construction n'absorbent pas le sulfate, ne le laissent pas fuir, et qu'ils ne renferment aucune substance susceptible d'être altérée par le sel de cuivre ou capable de le dénaturer.
Pour les besoins de notre exploitation horticole, nous avons fait construire une citerne en maçonnerie longue de 4 mètres, sur 1 mètre de profondeur; elle a pour base un rocher grossier de pierre et mortier.
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' recouvert d'un béton. La paroi intérieure formant cuvette est un mélange d'un tiers de chaux et de deux
Fif. 53. -- Boîle ou «lo pour recevoir rameaux- bon >ure« et grefTons.
tiers de cendres de houille et de mâchefer pulvérisé (pisé de mâchefer).
Avant d'emplir d'eau le réservoir, nous y plaçons
'i!f!«l|jt!!.l:if|;^5î'(j;f
¥ïg. 54. — Hnmenux-lioutiiresou jfreffons ronservés en terre.'
notre bois: il est tout préparé, parce qu'après le trem page la besogne serait plus difficile.
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Ainsi donc, les tuteurs étant écorcés et aiguisés; les planches pour coffres à châssis, ou pour tout autre emploi, ouvragées déflnitivement ; les pieux avivés et épointés ; enfin, les morceaux, façonnés comme s'ils devaient être employés immédiatement; nous
Fig. 55. — Fabrication et emploi du paillasson.
les coucherons, de toute leur longueur, dans le bassin et celui-ci sera aussitôt rempli d'eau, de manière que tout le bois soit submergé; enfin une pression quelconque Tempéchera de surnager.
La dissolution de sulfate se fait alors à froid, dans la proportion de 2 ou 3 kilogrammes de sel de cuivre par hectolitre d'eau. Nous le faisons fondre dans
deux petits paniers placés k fleur du baîn, en y jetant les morceaux d'abord et y versant de l'eau ensuite.
Éviter de faire fondre à chaud ou d'augmenter la dose si le bois est sec. Dans ce cas, la durée de l'immersion serait prolongée.
Le bois est retiré de la citerne au bout de huit ou quinze jours de trempage, suivant sa porosité, et suivant aussi son état frais ou déjà sec, car le trempage doit être moins prolongé avec le bois vert qu'avec le hois coupé depuis plusieurs semaines, et à plus forte raison depuis plusieurs mois.
Une fois le trempage fini, faire sécher le bois à l'ombre pour qu'il ne se tourmente pas.
Le bois nouvellement coupé à la montée ou au déclin de la sève, écorcé, préparé et placé de suite debout dans le bain, sera imprégné, en raison de la capillarité. Opérer à l'ombre.
Le fer mis en contact avec le sulfate de cuivre, s oxydant promptement doit être galvanisé.
Le bois n'a pas seul le privilège de bénéficier du sulfatage; les tissus, la paille y participent. C'est un avantage pour les jardins, puisque nous pouvons imprégner de sulfate de cuivre les paillassons, les claies, les chaumes, les cordages, les toiles, etc., qui se détériorent vite aux injures du temps. Après une immersion de quelques jours dans la cuve, ils gagnent une prolongation de durée, en même temps qu'ils redoutent moins les attaques des animaux rongeurs.
L'emploi de paillassons est assez important dans une xploitation horticole pour nécessiter ce moyen de les onsenrer; c'est encore un travail de morte-saison.