‹ La pépinière fruitière, forestière, arbustive, vigneronne et colonialeChapitre 160 sur 180 · RONCE · texte numérisé non relu

RONCE

Multiplication des R. ainadensis, cœ^ius, rraUpgifoliusy deliciosus, fruticosus^ glandulosus, ocridentalis, odoratus, rosœfolius^ speclabilis^ atrigosus,. .

Le Hubus deliciosus exige le couchage au premier printemps avec les branches d'un an, sur lesquelles se développent les jeunes rameaux qui s'enracineront à la base.

Bouturage. — Fragments de racine préparés dès l'automne, placés à plat en rayon sur couche froide ou atténuée. Sectionnement des végétations multiples sur la même racine ; bouture et empotage des plantes délicates.

Après l'hiver, mise en planches, au nord.

Bouturage par rameau ligneux des variétés à feuille panachée, et par rameau herbacé, en juinjuillet, des espèces peu drageonnantes.

Bouturage des R. australis, bi/lorus, incisas^ lannia fus, leucodermis, triphyllus, xanthocarpus, des variétés à fleurs doubles, roses ou rouges, du R. fruticosus; et encore de la Ronce odorante, R. odoratus, et de ses variétés dont les tiges inermes meurent la deuxième année, aussitôt défleuries.

Pépinière. — Terre ordinaire de parc, de forêt, de friche, plutôt fraîche ; situation ombragée.

La multiplication étant faite en bonnes conditions, les jeunes élèves pourraient être livrés de suite à la clientèle, — ce qui éviterait les remaniements de plants épineux ou envahissants.

Dans l'été, toilette au sécateur et écimage.

Plantation par lignes isolées ou doubles, dressées» par fils de fer ou baguettes.

Rosier. — Rosa.

Arbrisseaux et arbustes buissonnants ou sarraenleux, comprenant un nombre considérable de variétés qui se couvrent de fleurs au printemps ou pendant toute la belle saison ; fleurs simples ou doubles, aux coloris tendres ou brillants, aux senteurs délicieuses, qui assurent à la plante son entrée dans tous les jardins, quelle qu'en soit l'importance, et malgré les aiguillons cachés sous la Rose....

Semis. — Le semis du Rosier a deux buts principaux: 1** l'obtention de variétés inconnues; 2*» la possession de sauvageons destinés au grefl*age, par exemple l'Églantier.

Dans le premier cas, une fécondation raisonnée, complétée par le choix des fruits et des graines, en a préparé le succès. Le second cas, étant plus spécial à l'Églantier Rosa cdnhui, se borne î\ la sélection des types bons porte-grefl*es : tige ferme, droite, bronzée, veinée ; aiguillons rares; feuillage glabre au revers, inodore ; fruits bien conformés, bien colorés, lisses et non duveteux.

Le semis s'exerce encore à l'égard d'espèces capables de fournir d'autres sujets porte-greffes ou des plants à cultiver de pied franc, par exemple des Rosiers grimpants [fîg. 255), le R. polyant/ia sa.rmenleux, ou encore de produire des Rosiers francs de pied pour le décor des jardins ; tel le R. rtigosa, vusiiqxxe, aux fruils à effet, dès qu'ils commencent à rougir.

Les fruits du Rosier, récoltés, auront d'abord leur épiderme brisé sans que la graine soit touchée ;

celle-ci, isolée et stratifiée aussilôl, lèvera au printemps suivant.

La stratification à Tabri des rongeurs est nécessaire; elle a lieu en poteries, caissettes sulfatées ou autres

Fig. 255. — Rosier sarmenleux, dit grimpant.

récipients faciles à préserver des souris, rais et mulots. La terre, sable frais, sera quatre fois plus volumineuse que les semences et bien mélangée avec elles.

Le récipient, percé au fond de petits trous, tels que la gent trotte-menu ne puisse y pénétrer, et recouvert d'une feuille de verre, passera riiivei* au cellier, à la

cave, dans un souterrain à température basse où il ne gèle pas. Mouiller de teifips en temps.

Au mois de mars, la graine commençant à germer sera semée dans une terre bien préparée et recouverte d'un centimètre de sable et terreau. Bassinages renouvelés pendant la sécheresse.

La levée est immédiate ; toutefois des semences paresseuses germent un an après et n'en fournissent pas moins des plants robustes.

La graine du R. polyantha^ plus fine, bien écrasée, semée au mois de février, entre en germination à bref délai. Repiquage immédiat.

Cependant les opérations faites en vue de chercher de nouvelles variétés devront passer de la terrine au godet, après un hivernage sous châssis au lieu de la stratification en cave.

Harcottage. — Le marcottage par les végétations souterraines et drageons est propre à une série d'espèces dites « non remontantes », ne fleurissant qu'une fois et robustes à nos hivers : R. alba^ alpina^ centifolia, gallica, lutea, pimpinellifolia, rubifolia, sulphurea... et variétés. ^

Tailler court les rameaux ; inciser les racines et butter les jeunes pousses. Sevrage à l'automne, repi- !

quage au printemps. Tel est leurmode de reproduction. !

L'Églantier, R. canina, est, sous ce rapport, l'espèce la plus intéressante pour le pépiniériste, qu'il approvisionne de sauvageons porte-greffes. Ses souches spontanées drageonnent librement, sur friche ou en forêt; | les chercheurs d'Églantiers viennent les extraire de la ] souche-mère et les vendent au public. !

D'autres jets nouveaux prendront leur place ; à !

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trois ou quatre années de pousse, ils conviennent au rôle de porte-greffe ^ pour Rosiers tige; plus jeunes, ils servent à la multiplication de Rosiers nains.

I/élevage d'Églantiers en pépinière donnerait à peu près les mêmes résultats.

Rejeter les types à rameaux (luets, gélifs, retombants ou trop chargés d'aiguillons.

Ceux qui seraient inermes et peu drageonnants. dociles à Técusson, pourront être eux-mêmes greffés en pied sur un autre sujet ; dressés k tige, ils recevront la greffe du Rosier à propager. Avant sa mise en jauge, TÉglantier sera habillé, préparé par un écimage de la tige et une taille courte des racines fatiguées, opération faite au sécateur ou à la machine {fig. 256), puis emboués ou pralinés partout, rais en terre et arrosés.

Quelques variétés de Rosiers à tiges sarmenteuses se soumettent au couchage simple pratiqué, en godet, vers la fin de l'été {fîff, 257).

Bouturage. — Les sujets porte-greffe du Rosier sepropagent par le bouturage de rameaux pratiqué au printemps ou fin été.

Le R. dit Indica major ^ exclusivement — ou à peu près — employé dans la région d'Hyèresetde Nice, ne se multiplie pas autrement. De longs rameaux-boutures, mis en nourrice en juillet-août, y sont écussonnés au mois de février.

Le R. polyantha, adopté dans la région lyonnaise, prend au bouturage de rameaux et de racines.

Les R. muUiflora et Manelti réclament la bouture à talon et l'éborgnage des yeux souterrains.

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