‹ La pépinière fruitière, forestière, arbustive, vigneronne et colonialeChapitre 172 sur 180 · SORBIER · texte numérisé non relu

SORBIER

Par le semis, les Sorbiers des oiseaux et hybride ont une ramure moins compacte.

Greffage. — Le sujet est l'Aubépine, CralcBgus oxyacantha, semis de deux ans.

Écussounage en août, rez terre, le plant étant assez fort pour recevoir le bourgeon -écusson; celui-ci ne doit être ni trop gros, ni insuffisamment formé.

Au printemps, greffe en fente, à l'anglaise, en couronne, avec rameau surmonté de son œil terminal.

Greffage en tète du Sorbier pleureur sur son type, Sorbus aucuparia.

Opérer sous verre, sur jeune plant, par placage, pour les nouveautés telles que Sorbus alnifolia^ asplenifolia^ foliolosa, thianschanica.

Pépinière. — Terrain ferme; le calcaire et la fraîcheur, sans excès, lui sont favorables.

Plantation de l'Aubépine à 0'",53 sur 0'",70, le plant repiqué, écimé â 0°,30. Écussonner à la deuxième année de végétation, ou même à la première si la vigueur du sujet le permet.

Greffer en fente au-dessus des écussons boudeurs ou au-dessous des non réussis. Forcer Tébourgeonnage. Supprimer la fleur qui se manifesterait prématurément sur une greffe.

Palisser Técusson à. l'onglet ou par tuteur.

Laisser les branches latérales fortifier la tige ; courson ner les fortes; élaguer modérément.

L étètage est inutile, souvent pernicieux.

Le Sorbier nain restera sous forme buissonnante.

Replanter les Sorbiers francs faibles, peu ramifiés; éviter de les laisser vieillir, en pépinière.

Baltbt. — La pépinière. 49

SPARMANNIA.

Sparmannla. — Sparmannia.

Arbrisseau ornemental par son beau feuillage étoffé, soyeux, persistant, et ses cymes ombelliformes

Fig. 272. — Sparmannia du Cap (Sparmannia africana).

terminales, formées de fleurs blanches assez grandes, accentuées de filets pourpres et dorés par le coloris des étamines.

SPIRÉE. 771

Semis. — Graines semées clair, au printemps, en caissette placée dans la serre, à Tétouffée.

Repiquage en godet, au mois d'août, par plante isolée, avec sable et terre de bruyère.

Reproduction du Sparmannia africana.

Marcottage. — Le recepage provoque rémission de jets faciles à butter et à séparer plus tard, ou dociles au couchage suivi d'un sevrage quand la racine est suffisante et ferme.

Bouturage. — Bouturage au printemps avec rameaux de l'année précédente, sous cloche, dans la serre, à rétouflfée.

Bouturage en juin, avec pousses de l'année, semiherbacées, sous cloche, au soleil.

Herbacés ou ligneux, les rameaux -boutures cueillis sur des branches à fleurs auront plutôt des qualités florifères .

Multiplication assurée des Sparmannia africana^ abyssiîiica et variétés.

Pépinière. — Compost de sable vaseux, terre de bruyère et terreau. Climat modéré.

Culture en poterie ou caissette pour l'orneaient des cours» terrasses, abris vitrés.

Région ouest et sud. Ëlevage en pleine terre, à l'air libre, résistant aux chaleurs et à la sécheresse.

Arrosage à l'engrais.

Culture en pot pour faciliter les expéditions.

Spirée. — Spirxa.

Collection d'arbrisseaux et d'arbustes de nombreuses espèces et variétés s'épanouissant en hiver et au

772 SPIRÉE.

printemps, sur les rameaux ligneux de l'année précédente, ou pendant Tété et l'automne, en cymes terminales sur rameaux encore herbacés. Inflorescences corymbyformes ou paniculées; fleurs au coloris blanc, rose, rouge ou carmin, se tenant bien au jardin dont elles décorent les bosquets.

Charmants arbustes — la plupart des espèces naines — convenant au forçage.

Semis. — Chaque espèce de Spirée a son mode de multiplication ; le semis est le moins employé. Semer en place, aussitôt la maturité de la graine, ou en caissette placée à Tabri ; au printemps, confier à la pleine terre la semence germée.

Semer clair; repiquer à l'air libre.

Marcottage. — Ce titre comprend Tédrageonnage, le buttage en cépée à Tautorame, avec éclatage fin été, et la division des touffes ; celles-ci, légèrement buttées, fourniront de bons éléments de reproduction qui, repiqués pendant une année, pourront être livrés aussitôt à, la vente.

Bouturage. — Opération d'hiver. Préparer les rameaux-boutures aussitôt la chute des feuilles, réunir par paquets numérotés ; hivernage en jauge ou en silo. Plantation en mars-avril, àO'»,iO sur rangs espacés de 0",30 entre eux.

Opération d'été. De juin en août, cueillir de jeunes rameaux semi -herbacés — peu à la fois, et par un temps couvert — et les piquer aussitôt sous cloche, dehors, sur un lit de sable, terreau, terre de bruyère. Suivant leur étal de végétation fin été, ils devront être repiqués en godet et ramenés sous chÀssis froid où ils hiverneront; autrement, ils passeront l'hiver

SPIRÉE. 173

sous leur cloche, celle-ci étant alors entourée de frisures de bois, de chiffons, litières ou paillassons.

Nomenclature. — Les espèces de Spirées sont assez nombreuses. Voici les principales, classées en deux séries d'après leur époque de floraison.

i"" Spirées à floraison d'hiver et de printemps, sur rameaux ligneax de Tannée précédente.

Spirsea amurensis. — Bouturage herbacé, sous verre, en juin- juillet.

Sp. arguta. — Bouturage herbacé, sous cloche, en été, de mai en juillet.

Sp. chamœdrifolia. — Semis. Bouturage herbacé.

Sp. coccinea et subcordata. — Bouturage semiherbacé, en été.

Sp. hypericifolia et yaviéiés. — Bouturage ligneux, en mars ; bouturage herbacé ; séparage des touffes.

Sp. lœvigata, — Dioïque. Feuillage demi-persistant. Marcottage avec incision. Semis après fécondation.

Sp. mongoiica ou « gemmata ». — Bouturage herbacé, en été.

Sp. opulifolia et variétés. — Bouturage demi-herbacé, en été, sous cloche. Semis à la maturité.

Sp. prunifolia et variétés. — Bouturage herbacé, en été, sous châssis.

Sç, Beevesiana et variétés. — Bouturage d'hiver ; bouturage d'été, en juin-juillet.

Sp. rotundifolia ou « bracteata ». — Bouturage herbacé, de mai en juillet.

Sp. Schinabecki, hybride de Sp. chamœdrifolia et trilobata. — Bouturage herbacé, en juin.

Sp. Thunbergii, — Bouturage herbacé, enmai-juin ; séparage des touffes à l'automne.

774 SPIRÉE.

Sp. trilobata. — Bouturage herbacé en juin; séparage des touffes en octobre.

Sp. ulmifolia. — Bouturage ligneux au printemps et herbacé en été ; séparage des touffes.

Sp. Van Houttei. — Bouturage ligneux au printemps; bouturage herbacé en juin.

2^Spirées à floraison d'été et d'automne sur rameaux herbacés de Tannée courante.

Sp. alba « du Roi ». — Bouturage ligneux en hiver; bouturage herbacé en été; séparage des touffes au printemps et à Tautomne.

Sp. ariœfolia, — Buttage et rejets détachés de la souche à l'automne. Semis sous verre fin été.

Sp. Bethlehemensis et variété. — Bouturage d'hiver; bouturage d'été ; séparage des touffes.

Sp. Billiardi et variété. — Bouturage ligneux au printemps ; même opération en juin, sous cloche.

Sp. Bumalda et variétés. — Division des touffes. Bouturage d'été, en juin-juillet.

Sp. californica, — Bouturage ligneux en hiver; bouturage herbacé en été ; séparage des touffes à l'automne ou au printemps.

Sp. callosa (de Fortune) et variétés. — Bouturage semi-herbacé en juin, sous cloche ; bouturage ligneux.

Sp. canadensis et variétés. — Bouturage d'hiver ; bouturage d'été; séparage des touffes.

Sp. canescens. — Bouturage herbacé, en. été.

Sp. carpinifolia, — Bouturage d'hiver, bouturage d'été ; séparage des touffes à l'automne.

Sp. Doiiglasii et variétés. — Bouturage ligneux; bouturage herbacé, en mai-juin.

Sp. dumosa. — Buttage et séparage; semis prompt.

SPIRÉE. 775

Sp. eximia^ hybride des Douglasii et salicifolia. — Bouturage herbacé ; séparage des toufTes.

Sp. expansa et variété. — Bouturage herbacé en été; séparage des touffes en hiver. i^

Sp. Fontenayensis et variété. — Bouturage ligneux .t^

au printemps ; bouturage herbacé en juin.

Sp. Foxii, — Bouturage herbacé, en été.

Sp. Hacqueti. — Bouturage semi-herbacé, en été.

Sp. intermedia, — Bouturage herbacé; éclatage des touffes, en février et septembre.

Sp. Lenneana, — Bouturage sous cloche; drageonnage; division des touffes, en septembre-octobre.

Sp. Lindleyana. — Drageonnage, buttage. Semis; bouturage herbacé, réussite incertaine.

Sp. Margaritae. — Bouturage semi-herbacé, sous cloche, en été.

Sp. Menziesi. — Bouturage ligneux, en mars-avril ; bouturage d'été, en mai-juin.

Sp. milice foliuniy dite Chamœhatiaria foliolosa. — Bouturage herbacé d*été, sous cloche.

Sp. nepalensis. — Bouturage d'hiver ; bouturage ..^^

d'été ; séparage des touffes. \^

Sp. pachystachys, — Bouturage d'hiver; boutu- .^

rage d'été; séparage des touffes. %

Sp. Pallasiù — Buttage et drageonnage; séparage i^

des rejets à l'automne et au printemps. ''j.

Sp. salicifolia et variété. — Bouturage ligneux, mars-avril. 5

Sp. sorbifolia et variété. — Buttage, séparage des A

touffes, en septembre ; semis. .3:

Pépinière. — Terrain ordinaire, sablo-argileux ou calcaire, suivant l'espèce.

776 STAPHYLIER.

Les Sp. Billiardii, Douglasii, 5a //ci/b/iû, jaunissent en sol calcaire.

Le Spiraea lœvigata réclame un terrain qui arrête sa sève à bonne heure ; au contraire, une sève prolongée est profitable au Spiraea sorbifolia.

Un bon sol humifère est nécessaire aux Spirsea ariœfolia^ dumosa, prunifolia.

Les carrés de pépinière tiendront à part les espèces et variétés naines : Sp. arguta, Bumalda et var. Anthony Waterer; callosa alba, ruhra^ superha^ Froebeli, macrophylla ; Sp. Hacqueti, iniennedia, dumosa^ mongolica^ pachystachys^ Pallasii^ Thunbergii... Au besoin, ces petites touffes pourraient former bordure de carré, à 0",30 dlntervalle.

Les espèces à grand développement : Sp. amurensh. Fontenaysii^ Lindleyana, opulifolia^ Van Houttei..,, réclament an intervalle de 0",50, d'une touffe à Tautre. Il suffira d'entretenir le branchage par les soins de toilette et de rajeunissement.

Le Neillia Torreyi, confondu avec le Spirœa opulifoUdy comme espèce, se propage par le bouturage.

Le Neviusa alabamensis et le Stephanandra flexuosa ou incisa, genres ou sous-genres de la même famille, se propagent également par division des touffes, marcottage et bouturage d'été.

Le Neviusa, en jeunes plantes, est élevé en pot et destiné aux cultures forcées.

Staphylier. — Staphylea,

Arbrisseaux et arbustes décoratifs, de bonne tenue et de jolie floraison printanière ; en mai-juin, épa-

STAPHYLIER.

uouissement de grappes nacrées, retombantes, d*un charmant effet, qui ont gagné à la plante une place au jardin d'agrément, une entrée définitive à la forcerie.

Semis., — Aussitôt récoltées, les graines, placées dans un endroit non chauffé, seront stratifiées vers la fin de Tété et semées au printemps, en pleine terre ou sous verre. Le semis à Tair libre pourrait encore être pratiqué en août, par un temps couvert ou après arrosage du rayon destiné à la semence.

Semer dru, assez profond, en terre saine, aérée. Repiquer les plants faibles, en mars.

Les Staphylea trifoliata et pinnata se soumettent à cette opération.

Marcottage. — Buttage^ à l'automne, des deux espèces précitées. Séparage en septembre; repiquage immédiat, à moins d'un bon enracinement. Il est bien entendu que les souches mères sont maintenues buissonnantes et non à grande envolée et que le sevrage pourrait être ajourné à Tannée suivante.

Couchage à long bois du Staphylea colchica et de sa variété Coulomhieri\ sevrage deux ans après, à la suite d'incisions souterraines.

Bouturage. — En août, rameaux semi-ligneux du St. colchica étouffés sous verre pendant dix-huit mois ; aérer, essuyer la buée, bassiner modérément.

Repiquage sous verre ; un an après, mise en pleine terre, à moins que la plante soit destinée au forçage ; alors élevage en pot.

Pépinière. — Terre de parc et de jardin, avec une légère fraîcheur. A titre égal, le calcaire lui plaît mieux que l'argile.

778 STERCULIA.

Plantation des Staphyliers à feuille ternee et à feuille ailée, celui-ci dit « Faux Pistachier », k 0",40 sur rangs espacés de 0"^,50. Inutile de tailler le plant; il grandira et buissonnera sans avoir été en contact avec la serpette.

Le Staphylier de Colchide accepte les mêmes distances; cependant des touffes relativement jeunes sont vendues avant les autres espèces, par suite de leur floribondité et de leur docilité à. la culture forcée.

Il réussit au greffage sur le Staphylea pinnata.

Sterculia. — Sterculia.

Le Sterculiajo/a/anf/b/ta, de climat provençal — et non de climat tropical comme ses congénères, — est remarquable par son beau feuillage résistant aux bourrasques et aux brises marines, supportant la chaleur et la poussière ; il épanouit en été ses panicules terminales courtes, jaunâtres.

Un sous-genre, le Brachychlton, est également représenté dans la région hyéroise et niçoise par de superbes exemplaires des Brachychlton acerifolium eipopulneum, plantés à Tair libre.

Semis. — Graines — sorte de noix — récoltées en France, à faire stratifîer à Tautomne, en caissette profonde, garnie de sable et de terre de bruyère. A la germination, semer en petits pots plus profonds que larges, drainés et garnis d'un lit de gravier et de charbon. Mettre unegraine par pot et placer sous verre dans la bâche chauffée.

Bassiner modérément et souvent. Essuyer la buée.

Repiquage en pot plus large avec compost plus

SUMAC

substantiel; approcher le plant du vitrage, celui-ci bien éclairé. Ménager l'eau au repos de la sève.

Bouturage. — En juin, rameaux semi-ligneux déjà fermes, effeuillés, piqués sous cloche, à TétoufTée, avec chaleur de fond; ombrer la cloche contre Tardeur des rayons du soleil. ^

Commencer Taération, lors du bourgeonnement bien accusé et en bonne voie; une fois la bouture enracinée, mise en pot sur couche tiède, empotage au -^^

printemps suivant et installation dansTabri-ombrelle ^'"^

en attendant la pleine terre.

Multiplication du Sterculia et du firachychiton.

Pépinière. — Terre perméable, argilo-calcaire ou siliceuse. Climat tempéré.

La première éducation ayant lieu sous verre et en v|

poterie, Tacclimatement graduel continue par Tinter- ^

médiaire des abris-ombrelles et conduit la plante à . -'4,

Tair libre, ceci dans la zone méridionale. \1^

Élevage en pleine terre àO",50sur 0",70, contre- "'^

plantation tous les deux ans. Buttage du collet; claies ^|

et rideaux avec la Canne de Provence. Dresser les J

sujets vigoureux sur tige. " j

Arrosages répétés pendant la végétation. 1

Sumac. — Rhus.

Petits arbres, abrisseaux et arbustes appréciés dans les industries de la tannerie, du vernis, du poison,... utilisés dans Tarbusterie des parcs où leur feuillage coloré, dominé par des inflorescences fructifiantes, apporte une tonalité particulière au paysage.

Semis. — La durée des facultés germinatives de la

780 SUMAC

graine élant courte, il convient de la stratifier à sa maturité. Semer en pleine terre sèche, au soleil, ou par terrines sous châssis au mois de février.

Repiquage à l'air libre ou sous châssis froid, suivant Tespèce, et au cas de plant chétif par le brin ou par la racine.

Quoique étant dociles aux procédés suivants, les Rhus copallina, coriaria, Cotinus^ glabra, semialata^ typhina^ se reproduisent assez fidèlement par le semis, ainsi que les Rhus succedanea^ Toxicodendron, venenata^ vernicifera^ ceux-ci bien connus dans la fabrication des cires, laques et vernis, surtout en Chine et au Japon, — mais redoutés des jardiniers qui préfèrent en manier la graine, inoffensive au toucher, que la racine au suc toxique et dangereux.

Marcottage. — Le Sumac fustec, Rhus Cotinus, dit « arbre à perruque », se propage encore par le marcottage des rameaux. La taille courte du branchage excite l'évolution de rameaux de souche; ils seront soumis au buttage d'été, ou mieux au couchage d'hiver.

Sa variété purpureus, sa sous-variété atropurpureusj sont propagées de même, le rameau courbé avec précaution, légèrement incisé et entouré de bonne ten'e à la courbure. Nous retrouverons le €< Cotinus pourpre » au greffage, alors que son type vert se reproduit seulement par le semis.

Les autres espèces se multiplient par le drageonnage et le bouturage de racines. Tels sont :

Le Rhus copallina^ Sumac copalme, qui fournit une résine, la « gomme copalme d'Amérique » ;

Le Rhus coriaria. Sumac des corroyeurs; son

SUMAC

écorce sert à teindre les peaux de chèvre et à les transformer en « maroquin noir «> ;

Le Rhus glabra et var. laciniata, de petite taille, mais au feuillage original et coloré ;

Le Rhus semi-alata et var. Osbecki, plus élevés, coloris rose et orange des folioles ;

Le Rhus succedanea, au fruit richement doté pour l'industrie des vernis;

Le vénéneux Rh. Toxicodendron, r« arbre poison », et sa variété radicans aux racines traçantes et aux rameaux traînants s'enracinant d'eux-mêmes ;

Le populaire Rh. typhina. Sumac de Virginie, qui étend son réseau de racines à travers les sols ingrats, pierreux ou en talus, digne du surnom « amarante » par son feuillage et ses fruits, en panicules gonflées et agglomérées ;

Les Rh. venenata^ de sol calcaire, et vernicifera, de terrain siliceux et frais, aux graines exploitées par l'Algérie, à l'imitation de l'Exlrôme-Orient.

Quelques mutilations aux racines en exciteront le bourgeonnement et fourniront ainsi des éléments au marcottage et au bouturage.

¥.11 général, les Sumacs de marcotte peuvent se passer du repiquage.

Bouturage. — Fractions de racines préparées en novembre-décembre, enterrées dans le sable ou terre meuble et douce, au cellier, puis apportées sous châssis au mois de mars; séparer minutieusement chaque espèce. A l'exception du Rhus Cotinus^ tous les Sumacs se soumettent au bouturage par racines.

Greffage. — Greffer le joli Rhus Cotinus purpureus sur son type, plant de semis à racine nue ou élevé en

pot; placage ou demi-fente ; février et septembre, sous verre. Aération aussitôt la soudure constatée.

Pépinière. — Terrain varié, suivant l'espèce, mais de qualité ordinaire, plutôt de nature sèche.

La multiplication par racine rend le Sumac plus florifère. Ëtablir des carrés, lignes ou planches pour chaque espèce, aûn d'éviter le mélange des racines; celles-ci pourront servir, lors de l'arrachage, aux futures multiplications. Receper et tuteurer les plants destinés à monter à tige ; à l'automne, pincer les som* mités de rameaux aux espèces gélives.

Ëviter, par la taille, les branchages dégingandés: ils se brisent facilement lors des emballages.

Sureau. — - Sambucus,

Petits arbres, arbrisseaux et arbustes à grande végétation, couvrant leur feuillage ailé, vert foncé, de larges corymbes ombelliformes ou paniculés de fleurs blanches ou roses, simples ou doubles; fruit noir brillant ou carmin vif, quelquefois blanchâtre ou verdàtre.

Espèces vigoureuses dans les sols calcaires; produits utilisés dans l'économie domestique.

Semis. — Lavée à sa chute, stratifiée aussitôt, la graine germe en février-mars et réclame le semis immédiat. Plein air et pleine terre, sauf les espèces délicates qui passeront sous verre, en terrine, pour être semées en caissettes en avril.

Semer clair; pincer les sommités avant la chute des feuilles. Repiquer les plants étiolés.

Reproduction des Sambucus nigra^ canadensis^ puhens^ racemosa^ espèces assez fécondes.

Marcottage. — Le recepage des souches excite le drageonnage. 11 est facile alors de recueillir ces rejets et de les mettre en nourrice ; toutefois, le pépiniériste préfère recourir au bouturage.

Bouturage. — Rameaux ligneux cueillis à la chute des feuilles, préparés en hiver, coupés de longueur et bottelés par espèces et variétés, puis hivernes en jauge dans une terre légère, sèche, en plein air, étant couverts en entier et placés la tête en bas, ou ensablés dans un silo ; enfin plantés en avril et recouverts de terre jusqu'à l'œil de tète.

Pailler de suite et arroser au canon.

Le S. nigra puiverulenta, curieux par son feuillage coquettement poudré de blanc, réussit par rameau, sous châssis, en hiver ; même succès au bouturage d'été.

Le bouturage d'été a lieu en juillet-août, sous cloche, au soleil, avec des pousses semi-herbacées.

Les S. racemosaj variété plumosa et sous-variétés, acceptent ce traitement de fin été, tout en restant fidèles au bouturage de printemps, pratiqué même avec du bois de deux ans.

Les Sdmhucixs Fontenayensis^glauca, melanocarpa, Plantierensis et le foliis lutris^ forme du S. nigra sont dans ce cas.

La végétation souvent exubérante du Sureau noir et de variétés telles que les S. marginé jaune, à feuille de persil, monstrueux^ pyramidal, doit indiquer au pépiniériste qu'il ne saurait les mettre en contact avec les sortes délicates. A celles-ci, de la bonne terre, du

soleil et de Teau; aux autres, une situalion moins favorisée.

Le Sureau de Plantières, à fruit brun noirâtre, compte aussi parmi les vigoureux.

Greffage. — En fente sur racine et sur tige; févriei^ j mars, sous verre, et même greffage herbacé.

Le greffage en basse tige est applicable aux variétés du Sureau pubescent, S. pubens ou S. spectaôiiisy particulièrement aux variétés du S. plumosa et au S. rosœflora^ qui réussissent mal au bouturage et dépérissent dans un terrain lourd ou humide.

De môme, le Sureau du Canada^ greffé, vivra en sol 1

froid et humide, rebelle à sa nature.

Le sujet du greffage en basse tige est un fragment de racine de Sureau noir ou un plant racine étêté audessous du collet. I

La greffe sur tige est applicable aux espèces à rameaux retombants ou portant un feuillage gracieux. j

Le sujet du greffage sur tige est un plançon-bouture |

de i'",50à 2 mètres de longueur ; cette simple baguette, coupée à l'automne, est mise aussitôt en pot, emmoussée, ficelée et rentrée à Tabri. Au mois de février, le sujet, greffé en demi-fente, à la hauteur voulue pour le branchage, ligaturé, englué, sera placé ensuite, droit ou incliné, sur la bâche de la serre à multiplication, chauffée de + 15* à 18°. Bassiner le corps du sujet deux ou trois fois par jour.

Pépinière. — Terre ordinaire, non pourrissante.

Plantation : 1° par rameau-bouture, en nourrice, à 0",20 sur lignes espacées de 0",30; 2" en pépinière, à 0'",40 sur rangs écartés de 0™,55. Rapprocher davantage les espèces délicates, tandis que les

WM

SYMPIIORINE. 785

plants racines — au lieu de simples boutures — -^|

peuvent être plus distancés, de O^^âO, surtout avec les espèces vigoureuses à gros bois.

Séparer les variétés par d'autres arbustes d'espèce différente, cependant d'un développement analogue.

Lever dès la première année les plants de bouture en nourrice.

Tailler ou receper les plants non utilisés après une année de sève. Ménager quelques sujets sur tige.

Placer à l'ombre les tiges greffées, sortant de l'abri vitré, et les tuteurer au delà de la greffe.

Livrer en plein soleil les espèces plus sensibles au froid, où la sève s'arrête tôt.

Planter en ligne perdue des Sureaux à grand bois droit, non ramifié, qui pourvoiront à l'approvisionnement des baguettes de palissage.

Symphorine. — Symphoricarpos, j8

Arbustes peu élevés, buissonneux, d'ornement par n

leur fructification en petites boules blanc de marbre ; ,^

ou en guirlandes de glomérules axillaires, rouge car- ,. ^i

miné. ^

Semis. — Au printemps, semis en pleine terre bien V

ameublie, avec ou sans stratification préalable. Repiquage un an après la levée, en terrain frais.

Marcottage. — Drageonnage naturel, extraction et i

repiquage des rejets, surtout avec les Symphoricarpos \

racemosus et orcidentalis. Séparage et éclatage de souches buttées.

Bouturage. — Bouturage de rameaux ligneux avec

Baltet. — La pépinière. 50

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